Cinema
<em data-lazy-src=

A l’ombre de la République sortie en salle le 7 mars

09 février 2012 | PAR LLT

Le documentaire de Stephane Mercurio sur le contrôle général des lieux de privations de liberté (CGLPL), déjà diffusé l’an dernier par Canal +, sort le 7 mars prochain au cinéma. Au programme, vous découvrirez que les détenus, les « fous » et les gardés à vue ont des droits, des libertés fondamentales qui sont souvent bafoués. Voyage au coeur des prisons et des hôpitaux psychiatriques avec le CGLPL comme guide.

Entre la maison d’arrêt pour femmes de Versailles, l’hôpital psychiatrique de la Navarre d’Evreux, le centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse et la centrale de l’île de Ré, la réalisatrice Stephane Mercurio a suivi Jean-Marc Delarue (contrôleur général) et son équipe dès octobre 2010. Les caméras ont pu filmé à l’intérieur des prisons et des hôpitaux et surtout dans les cellules et les chambres d’isolement. Et ce grâce aux soutiens de JM Delarue, le contrôleur général des lieux de privation de liberté. Le seul obstacle aux objectifs de la réalisatrice est l’accord des personnes filmées.

C’est à dire la plupart du temps des prisonniers et des patients. Depuis sa création (oct.2008) , le CGLPL a reçu plus de 3600 lettres de personnes privées de liberté venant de toute la France. Ce courrier est précieux aux yeux de Jean-Marc Delarue. Il permet d’établir des bases solides pour enquêter par la suite. Habituellement, les membres du Contrôle Général reste cinq jours pour les investigations sur le terrain. C’est la période clefs pour récolter les témoignages et écouter le malaise de ces personnes privées de toute liberté. Toutes ses preuves vont permettre de suspendre ou de traîner le personnel en justice.

C’est comme cela que le directeur et un surveillant de la maison d’arrêt ont été démis de leurs fonctions. Le chef de l’établissement accordait une pléthore de privilèges à trois détenues en retour de quelques attentions. Lorsque le CGLPL arrive, les langues de la soixantaine de femmes que compte la prison se délient. Leurs appels à l’aide ont enfin été entendus et leurs droits fondamentaux à tout être humain ont été respectés.

A l’ombre de la République perçoit les paroles et les maux des personnes privées de liberté. De nos jours, il apparaît presque comme un hymne à l’Humanisme. Ecouter l’autre, ce n’est pas ce que l’Homme fait de mieux.

Si vous aussi vous pensez qu’une poignée d’hommes peut changer les choses, faire évoluer les mentalités, patientez quelques semaines et allez voir A L’ombre de la République le 7 mars.

visuel(c): AFP

Deuxième Voyage dans la Lune pour Air
La poétique comtesse de Ricotta fait vibrer la Sardaigne dans le roman de Milena Agus
LLT

One thought on “A l’ombre de la République sortie en salle le 7 mars”

Commentaire(s)

    Publier un commentaire

    Votre adresse email ne sera pas publiée.

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


    Soutenez Toute La Culture