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Tops cinéma 2015. Les meilleurs films d’auteur étrangers de l’année

Tops cinéma 2015. Les meilleurs films d’auteur étrangers de l’année

18 décembre 2015 | PAR Gilles Herail

La production cinématographique mondiale ne se résume pas à Hollywood et à la France. Retour sur ces films d’auteur européens, asiatiques, sud américains ou africains qui ont participé à la diversité de notre année ciné. Les chroniqueurs de Toutelaculture vous proposent chacun leur sélection 2015 de films d’auteur venus d’ailleurs.

Gilles

Mon Fils.  A travers un émouvant portrait d’adolescent, Eran Riklis nous offre une réflexion passionnante sur l’identité d’Israël et des Arabes israéliens. Une chronique initiatique à la Boyhood qui transporte autant qu’elle interroge. Un des films les plus sous-estimés de l’année.

Phoenix. Troublante chronique du retour des camps construite en crescendo vers un final incroyablement intense. Exigeant, aride et totalement fascinant.

Le fils de Saül. Expérience de cinéma parfois insoutenable mais toujours nécessaire qui nous embarque aux côtés d’un sonderkommando, au cœur de la barbarie nazie.

Le tout nouveau testament. Un film belge bouillonnant, très libre, parfois tâtonnant, loin d’être parfait, et donc hautement recommandable.

Le labyrinthe du silence. Thriller historique parfaitement tenu qui nous plonge dans une Allemagne de l’après guerre incapable de faire face à ses vieux démons. Un témoignage passionnant.

Yael

The Duke of Burgundy. Perché, lancinant, bien sapé sexy et SM sans jamais être sexuel, The Duke of Burgundy papillonne habilement entre film expérimental et drame pasolinien. Pour lire notre interview du réalisateur, Peter Strickland, c’est ici. 

Victoria. Une seule prise et c’est tout le bouillonnement d’une jeunesse berlinoise en mal de vie qui s’exprime dans ce film qui a nous a bouleversés à la Berlinale.

El Club. Caustique, entre réalisme et surréalisme, la prison doré de prêtres déviants de Pablo Larrain ose. Et touche très juste.

The Lobster. La farce grinçante de Yorgos Lanthimos sur le couple et ses malaises nous a éblouis et convaincus, du début à la fin.

Olivia

Les Mille et une nuits: Pour moi, le meilleur film étranger est aussi le meilleur film de l’année tout court, toutes catégories confondues. Et en plus, ils sont trois : la merveilleuse trilogie de Miguel Gomes (lire notre interview estivale). Conter la crise économique comme un conte enchanté, chanter la désolation avec des pinsons déchaînés et un joli chien blanc, nous faire rire et pleurer, le pari est magnifiquement tenu.

Mustang: très beau film turc découvert à Cannes. Cinq soeurs, cinq caractères, face à une société et une famille intolérantes. Une vraie poésie.

Ixcanul de Jayro Bustamante : là aussi, un beau film, d’une sensualité volcanique, sur une femme qui tente de s’émanciper dans un Guatemala terriblement arriéré. Le film a été primé à Berlin et à Biarritz.

Geoffrey

Il est difficile d’être un dieu. Sur une planète lointaine, des hommes demeurés au Moyen-Âge s’ébattent, et tentent de survivre… On sort de ces presque trois heures d’art total complètement dépaysés, avec la sensation d’avoir visité un monde inconnu. Dernier film du russe Alexeï Guerman, qui restera. Avec un comédien splendide : Leonid Yarmolnik.

L’Ennemi de la classe. A l’intérieur d’une école, des élèves en colère affrontent un prof dénué d’affect… On remercie l’Arras Film Festival de nous avoir fait découvrir en avance ce film slovène juste et tendu, signé par le très doué Rok Bicek. Un film de parole, à écouter et à vivre. Et un anti-Entre les murs. Avec un comédien splendide : Igor Samobor.

Jauja. Dans la pampa argentine, un capitaine danois du XVIIIe siècle court après sa fille, aux portes d’un paradis mystérieux… L’argentin Lisandro Alonso nous a livré une oeuvre aride et tenue de bout en bout, qui provoque, pour qui accepte de s’y perdre, un trouble salutaire. Avec un comédien splendide : Viggo Mortensen, ici acteur et coproducteur. On le remercie grandement.

Mountains may depart. En Chine, le XXIe siècle s’ouvre sur de tragiques mutations, peintes à travers l’histoire d’un trio de jeunes gens…. Le plus beau film de la compétition cannoise 2015, hélas reparti sans prix. Une rêverie mélancolique ultra-maîtrisée signée Jia Zhang-ke, qui embarque et fait cogiter, sur le monde, l’économie, et l’humain. Avec une comédienne splendide : Zhao Tao.

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Gilles Herail

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