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[Réédition] « En quatrième vitesse », thriller diabolique de Robert Aldrich ressort en salles

[Réédition] « En quatrième vitesse », thriller diabolique de Robert Aldrich ressort en salles

26 juillet 2016 | PAR Yaël Hirsch

Sorti en 1955, Kiss Me Deadly (En quatrième vitesse, 1955) est l’adaptation par Robert Aldrich (Qu’est-il arrivé à Baby Jane?, Les Douze Salopards) d’un livre de Mickey Spillane. Un grand classique du film noir qui ressort en version restaurée le 31 août 2016 et dont on aurait tort de se priver.
[rating=5]

Le détective privé Mike Hammer (Ralph Meeker) prend de nuit à bord de son joli bolide une jeune blonde effarouchée. Elle dit sortir de l’hôpital et craindre pour sa vie. Il doit la déposer à un arrêt de bus. Avant d’arriver à bon port, ils sont interceptés et la blonde disparaît. Mike s’en sort de justesse, mais rentré au bureau, il met un point d’honneur à aller de ficelles en cordes pour comprendre l’intrigue qui a causé la mort de cette femme. Et il tombe sur quelque chose de si énorme qu’il risque – en plus de sa vie- celle de tous ses proches, y compris sa sexy secrétaire, une brunette qui est la seule à retenir son attention quand elle lui tombe dans les bras.

Film noir génial, Kiss me deadly reprend le canevas classique du Private Eye macho et blasé dans les bras duquel toutes les filles tombent. Sauf que jusqu’au bout du film on ne sait pas du tout de quoi il s’agit. Les gens disparaissent, les méchants font de l’œil de noir, des mocassins noirs apparaissent, mais – tout comme le héros-, on ne sait pas du tout sur quoi le suspense porte. Et ça marche: entre dialogues réussi, jeu qui se joue des stéréotypes en les rejouant (points bonus pour entrainement de ballerine de la secrétaire maligne et sexy tout en révélant d’obscures vérités sur quelques témoins aux abonnés absents), le film nous garde en haleine juste par son atmosphère. Un bain de suspense et de nostalgie à s’offrir sur grand écran à la Filmothèque du quartier latin dès le 31 août prochain.

En quatrième vitesse (Kiss me stupid), de Robert Aldrich, d’après Mickey Spillane, avec RALPH MEEKER, MAXINE COOPER, NICK DENNIS, GABY RODGERS, PAUL STEWART, ALBERT DEKKER, JACK ELAM, USA, 1955, version restaurée, Filmothèque du quartier latin, 9 rue champollion, 75005 Paris, (res)sortie le 31 août 2016.


visuel: affiche

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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