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Portrait d’acteur : Simon Abkarian, vrai visage de cinéma et comédien éclectique, entre la France et l’Arménie

Portrait d’acteur : Simon Abkarian, vrai visage de cinéma et comédien éclectique, entre la France et l’Arménie

24 avril 2015 | PAR Gilles Herail

Pour notre dossier sur la diaspora arménienne, dans le cadre des commémorations du centenaire du génocide, Toutelaculture vous propose le portrait d’un acteur français d’origine arménienne, discret mais charismatique, qui a su trouver toute sa place au sein du cinéma hexagonal.

Né de parents arméniens, Simon Abkarian passe par le Liban et les Etats-Unis avant de revenir à Paris dans les années 1980. Formé par le théâtre, il fait ses débuts au cinéma chez Cédric Klapisch avec qui il tournera cinq fois, notamment dans Chacun cherche son chat et Ni pour ni contre bien au contraire. Simon Abkarian fait partie de ces visages forts, immédiatement identifiables, qui lui permettent de jouer des personnages sombres, charismatiques, inquiétants. La carrière de l’acteur est marquée par l’éclectisme, tournant aussi bien en France qu’à l’étranger, au cinéma comme à la télévision.

Il est à l’affiche de grosses productions américaines comme Casino Royal, Zero Dark Thirty ou Détention Secrète. Participe en second rôle à de nombreux thrillers hexagonaux (La Disparue de Deauville, Colt 45, Le serpent, Secret défense). S’essaie à la comédie chez Jean-Michel Ribes ou aux côtés de Michèle Bernier. Découvre l’animation et le doublage dans Persépolis et Zarafa. Son visage unique et sa voix intense sont connus. Son nom l’est pourtant un peu moins et c’est avec la télévision qu’il se fera connaitre du grand public, dans deux séries haut de gamme de Canal+ : Pigalle la nuit et Kaboul Kitchen qui se déclinera en deux saisons. 

La filmographie d’Abkarian montre la fidélité d’un acteur attaché aux cinéastes qui ont compté pour lui. Quatre films avec Klapisch, avec qui il a tourné pour la première fois. Trois chez la réalisatrice israélienne Ronit Elkabetz qui lui a récemment offert un rôle magnifique dans Le procès de Viviane Elsalem. Et bien évidemment Robert Guédigian, qui l’avait embauché dans Voyage en Arménie et L’armée du Crime et le retrouvera prochainement pour une troisième collaboration

L’association avec Guédiguian montre une autre facette de la carrière de Simon Abkarian. Qui a travaillé très régulièrement avec des cinéastes d’origine arménienne et participe à de nombreux projets évoquant l’Arménie. Devant la caméra de Robert Kéchichian dans Aram, de Frédéric Balekdhian dans Un monde à nous et Les mauvais joueurs. Ou en contribuant à l’effort de mémoire sur le génocide dans Ararat d’Atom Egoyan et The Cut de Fatih Akin, sorti il y a quelques semaines.

Récemment interviewé par Marianne.fr à l’occasion du centenaire du génocide arménien, Simon Abkarian rappelait que : « le génocide arménien est une plaie ni nettoyée, ni suturée ». Second rôle essentiel du cinéma populaire français, acteur important du cinéma d’auteur étranger, l’acteur a su se construire une carrière discrète mais cohérente, française et internationale, mais profondément en lien avec ses origines arméniennes. Avec intelligence et modestie.

Gilles Hérail

Visuels et bande-annonce officiels.

[Live-report] Barenboim, Argerich et le Staatskapelle Berlin à la Philharmonie : magique (23/04/2015)
Edito : Mémoires arméniennes
Gilles Herail

2 thoughts on “Portrait d’acteur : Simon Abkarian, vrai visage de cinéma et comédien éclectique, entre la France et l’Arménie”

Commentaire(s)

  • Mancini

    Quel acteur excellent !!! Je l’admire depuis toujours

    décembre 9, 2015 at 23 h 02 min
  • Excellent et charismatique acteur, plein de force et d’intelligence.

    mars 22, 2017 at 17 h 28 min

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