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« My Kid » de Nir Bergman ouvre le Festival du film Israélien de Paris

« My Kid » de Nir Bergman ouvre le Festival du film Israélien de Paris

06 octobre 2021 | PAR Yaël Hirsch

Ce lundi 4 octobre la grande salle du Majestic Passy était pleine pour l’ouverture du 21e Festival du Cinéma Israélien de Paris. Au programme de cette soirée, l’avant-première de My Kid de Nir Bergman et le court-métrage confiné de Nadav Lapid présenté à Cannes The Star. Une belle soirée qui augure d’une puissante semaine de cinéma israélien jusqu’au 10 octobre, à Paris. 

The Star

C’est en présence de Nelly Shiloh, Chargée d’affaires A.I. d’Israël en France, de la directrice du Festival Hélène Schoumann et de Sophie Dulac que cette ouverture attendue a eu lieu. Un petit mot enregistré de Claude Lelouch nous a également souhaité la bienvenue, avant que ce soit depuis Ereva, que Nadav Lapid (qui sera présent ce Vendredi pour Le Genou d’Ahed) présente avec humour son court-métrage tourné à la maison pendant le confinement, The Star (que nous avions vu à Cannes). Cette interview-chorégraphie d’une star sous cellophane par une journaliste coriace venue avec son bébé est une danse d’hystérie folle et libératrice. L’actrice, la magnétique Naama Preis était également présente.

My Kid

Et le film choisi pour cette soirée d’ouverture était l’avant-première de My Kid de Nir Bergman à qui l’on doit notamment Broken wings mais aussi la série à succès Betipul (adapté en français sous le titre En thérapie par Olivier Nakache et Eric Toledano). Le film qui sort en France le 21 décembre se concentre sur un sujet dur et touchant : le lien très fort entre un père et son fils autiste. Alors que le père (interprété par Shai Avivi que nous avions adoré dans One week and a day d’Asaph Polonsky et aimé retrouver en proviseur ambigu dans la série Netflix Blackspace) a tout abandonné, y compris sa carrière de brillant dessinateur à New-York, et que Uri, le fils autiste est désormais un jeune adulte qui se promène partout avec un support vidéo du Kid de Chaplin, la maman, qui s’est séparée de ce binôme fusionnel, obtient une place dans un centre spécialisé pour Uri… Une épreuve insurmontable pour le père et le fils qui n’ont qu’une envie : rester ensemble avec leurs rituels.

A la fois road movie et drame psychologique, My Kid est une œuvre sensible avec une joie projetée sur ses acteurs. Néanmoins, scénario, dialogues et musique appuyés en font un peu trop sur un sujet naturellement émouvant pour ne pas plomber l’objet cinématographique. Se voyant certains sentiments imposés, le spectateur s’ennuie un peu malgré la très belle performance des acteurs. Le deuxième membre du duo Noam Imbert impose le respect.

My Kid / Here we are, de Nir Berman, avec Efrat Ben Zur, Noam Imber, Shai Avivi, Smadar Wolfman, Israel, 1h34, Sortie française le 21/12/2021.

visuel : affiche du film

 

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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