A l'affiche

L’agenda cinéma de la semaine du 4 mars

04 mars 2020 | PAR Marjorie Le Meur

Cette semaine au cinéma : traversée dans des ambiances et des décors variés, entre la Pologne, les Caraïbes ou Madagascar ; parmi des cultures et des histoires diverses ; au travers de formats et de pratiques toujours renouvelés.

WOMAN de Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertand

Le très attendu documentaire WOMAN de Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertand sort ce mercredi au cinéma. Parfaitement ancré dans les mouvements sociaux et paritaires actuels, ces portraits-croisés donnent la parole à 2000 femmes de 50 pays et témoignent des injustices subies communément par les femmes. Ce projet international traite divers sujets encore trop peu abordés – sinon tabous – tels que la maternité, l’éducation, le mariage, l’indépendance financière, les menstruations ou la sexualité. Une parole diversifiée qui livre une brillante célébration de la femme. A voir sans attendre ! (Les bénéfices du film seront reversés à l’association Woman(s), qui aide à former des femmes et jeunes filles du monde entier aux métiers des médias.)

La communion de Jan Komasa

Nommé pour l’oscar du meilleur film international, La communion de Jan Komasa présente un jeune meurtrier, Daniel, 20 ans, qui découvre sa vocation spirituelle dans un centre de détention pour la jeunesse. Or, empêché par son crime d’accéder aux fonctions religieuses, il affirme être prête et accède à la paroisse d’une commune voisine. Oscillant entre sainteté religieuse et ultra-violence, l’usurpateur bouleverse la petite société conservatrice dans laquelle il s’est inséré. Un drame sous tension à ne pas manquer.

La danse du serpent de Sofia Quiros Ubeda

Des images teintées d’une poésie singulière, l’Argentine Sofia Quiros Ubeda percute avec un premier long-métrage remarquable. La danse du serpent se déroule dans un territoire retiré des Caraïbes où Selva, 13 ans, vient de perdre sa mère. Délaissée, il ne reste plus qu’elle pour veiller sur son grand-père. Entremêlement entre rites magiques ancestraux, dialogues avec l’au-delà, découverte de la féminité et moments familiaux intimes, la réalisatrice propose un fatras à la fois surprenant et saisissant.

Haingosoa de Edouard Joubeaud

La frontière poreuse entre fiction et réel s’avère parfois opportune : Haingosoa, réalisé à Madagascar par Edouard Joubeaud, n’est pas un documentaire mais bel et bien une histoire réelle filmée dans laquelle s’immisce la fiction le temps du tournage. Haingosoa, de son vrai nom, est une jeune mère célibataire qui lutte solitairement afin de subvenir financièrement aux besoins de sa fille. C’est en parvenant à réaliser la danse locale qu’elle répète acharnée depuis de longues semaines qu’elle pourra enfin se libérer de son fardeau. Intense.

Si c’était de l’amour de Patric Chiha

Si c’était de l’amour de Patric Chiha, primé au dernier festival de Berlin, nous emmène au cœur du quotidien de quinze danseurs en tournée pour représenter Crowd, une pièce de Gisèle Vienne inspirée des raves des années 90. La caméra s’immisce dans leurs amours, leurs nuits, leur vie intime et dévoile la puissance exaltante des clubs. Un grand film sur la danse et ses transports.

Three Wreckers tetralogy de Rosto 

La société de production Autour de Minuit sort en salles Thee Wreckers Tetralogy du réalisateur de films d’animation néerlandais Rosto, mort en mars 2019. Plus d’informations ici : https://toutelaculture.com/cinema/a-laffiche/thee-wreckers-tetralogy-de-rosto-un-monde-rock-et-baroque/?fbclid=IwAR1u7ixmwVOJizj3WK0xB2lbJSU4FU3HEpC8-o8DQyH5ma-XGdZtS34X7zo .

Polar Grenadine, un spectacle plein de suspens pour le jeune public
Le monde invisible des techniciens de surface s’invite au Théâtre 14, édifiant.
Marjorie Le Meur

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