A l'affiche

La sélection cinéma du 22 janvier

La sélection cinéma du 22 janvier

22 janvier 2014 | PAR Céline Duverne

En ces froides journées d’hiver, rien de tel qu’un bon film pour échapper à la morosité ambiante, dans l’atmosphère confinée de votre cinéma de quartier. Comme chaque semaine, la rédaction de Toutelaculture vous propose une sélection des sorties les plus attendues.

L’événement cinématographie de la semaine est, sans conteste, Le vent se lève d’Hayao Miyazaki. Le cinéaste japonais s’inspire en grande partie de l’histoire de l’ingénieur Jiro Horikoshi, devenu l’emblème de la lutte aérienne du pays du Soleil levant durant la Seconde Guerre Mondiale. Dans cet ultime chef-d’oeuvre, Miyazaki nous offre un condensé des thèmes de prédilection de sa carrière, au fil d’un parcours délicat et poétique. Une expérience onirique et émouvante, que nous ne saurions trop vous recommander ! (Le vent se lève d’Hayao Miyazaki, animation et drame japonais avec Hideaki Anno, Miori Takimoto et Hidetoshi Nishijama, 2h06) [rating=5]

Autre sortie fortement plébiscitée par les médias : 12 years a slave. Ce drame historique signé Steve McQueen, récompensé d’un Golden Globes et nominé aux Oscars dans neuf catégories, retrace le parcours d’un jeune noir originaire de l’Etat de New York, quelques années avant la guerre de Sécession. Vendu comme esclave, il devra lutter pour rester en vie et préserver sa dignité, face à l’iniquité d’un propriétaire sans scrupules. Malgré quelques lourdeurs et de regrettables maladresses, le réalisateur américain nous livre un récit émouvant, fruit d’un travail historique élaboré. (12 years a slave, Steve MacQueen, drame historique américain avec Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender et Benedict Cumberbatch, 2h13) [rating=3]

Autre événement très attendu : Emmanuel Mouret signe son grand retour avec Une autre vie, l’histoire de deux amants promis à des destins contraires. Jean, électricien, pose des alarmes à domicile dans le sud de la France. Il y rencontre Aurore, une illustre pianiste. Ensemble, ils s’efforceront de bâtir une existence à leur image. Le cinéaste français nous livre un casting de choix : Joey Starr, Virginie Ledoyen et Jasmine Trinca sont réunis sur le grand écran pour une interprétation touchante et magistrale. Un pur mélodrame. (Une autre vie, Emmanuel Mouret, drame français avec Joey Starr, Virginie Ledoyen et Jasmine Trinca, 1h35). [rating=3]

Plus discret sur la scène médiatique, il n’emporte pas moins notre adhésion : ne manquez pas l’émouvante adaptation de la BD d’Etienne Davodeau, Lulu femme nue, signée Solveig Anspach. A la suite d’un entretien d’embauche désastreux, Lucie alias Lulu plaque mari et enfants pour se réfugier quelque temps au bord de la mer. Un portrait de femme tout en nuances, magistralement incarné par la sublime Karine Viard. Poésie et douceur sont au rendez-vous. (Lulu femme nue, Solveig Anspach, comédie dramatique française avec Karin Viard, Bouli Lanners et Claude Gensac, 1h27) [rating=4]

Cinq ans après son passage au festival de Rotterdam, L’absence de Mama Keita, plusieurs fois primé, fait également son entrée sur la scène française. Le réalisateur guinéen met en scène le retour au pays natal du fils prodige : exilé en France après de brillantes études à Polytechnique, un Sénégalais apprend la soudaine dégradation de l’état de santé de sa grand-mère ; il revient précipitamment à son chevet. Les retrouvailles ne s’annoncent pas de tout repos : deux mondes se confrontent. Un film touchant en dépit de ses maladresses. Aux côtés de l’acteur principal William Madylan, on saluera l’interprétation très convaincante de Mouss Diouf en proxénète et la sublime Jacky Tavernier, dans le rôle de la sœur matricide. (L’absence, Mama Keita, drame franco-sénégalo-guinéen avec William Madylan, Mame Indoube Diop et Ibrahima Mbaye, 1h21) [rating=3]

Amateurs de Kubric, ne manquez pas sa nouvelle production, Docteur Folamour. Une comédie sur fond de guerre froide : convaincu que les Russes ont décidé d’empoisonner l’eau des Etats-Unis, le général Jack Ripper lance une offensive de bombardiers B-52 en ayant pris soin d’isoler la base aérienne de Burpelson. Suspense et action se donnent rendez-vous sur le grand écran. (Docteur Folamour, Stanley Kubric, comédie américaine avec Peter Sellers, George C. Scott et Sterling Hayden, 1h35) 

Les inconditionnels de Robert de Niro auront le plaisir de le retrouver en tête d’affiche, pour une réédition du drame d’Elia Kazan, Le Dernier Nabab, adapté du roman de Fitzgerald. Suite au décès de sa femme, le directeur d’un important studio de production se lance à corps perdu dans le travail jusqu’au jour où, sur un plateau, il fait la connaissance de Kathleen, le sosie de son amour perdu. (Le Dernier Nabab, Elia Kazan, drame américain avec Robert de Niro, Tony Curtis et Robert Mitchum, 1976, 2h03)

Enfin, pour conclure ce tour d’horizon, le documentaire de la semaine est signé Claus Drexel. Au bout du monde nous entraîne dans l’univers des sans-abri, sous les ponts de Paris, dans les stations de métro qui sont autant de refuges pour ces âmes égarées. Jeni, Wanceslas, Christine, Pascal et les autres prennent la parole pour nous livrer leur vérité. (Au bord du monde, Claus Drexel, documentaire français, 1h38)

Visuels : © Affiches officielles.

King Size, l’amour au lit et en chantant avec Marthaler
Césars : François Cluzet Président et Cécile de France maîtresse de cérémonie
Céline Duverne

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *