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La sélection cinéma de la semaine du 24 septembre

La sélection cinéma de la semaine du 24 septembre

24 septembre 2014 | PAR Megane Mahieu

Pour sa sélection de la semaine, Toute la Culture zappe des scénarios lisses réchauffés (Avant d’aller dormir, de Rowan Joffe)  ou des élucubrations métaphysiques qui peinent à convaincre (I Origins, de Mike Cahill) pour se concentrer sur quatre films attendus : 

Saint Laurent de Bertrand Bonello

Dans le paysage souvent insipide des biopics, Saint Laurent dénote. On vous aura beaucoup parlé du nouveau film de Bertrand Bonello (Tiresia, L’Apollonide), qui a même été sélectionné pour représenter la France aux Oscars. Par son esthétisme sombre, sa narration fragmentée flirtant avec la folie du couturier, ses très belles têtes d’affiche (Gaspard Ulliel, Jérémie Rénier, Louis Garrel, Léa Seydoux …) ou encore sa mise en scène aux accents oniriques, Bertrand Bonello conjugue les émanations d’Yves Saint Laurent à ses fétiches, célébrant par là même le couturier dans ses failles. Saint Laurent est sans conteste un film événement, manifeste torturé et chic de l’un des cinéastes les plus talentueux du paysage cinématographique français.

Léviathan d’Andreï Zviaguinstev

Prix du scénario au dernier festival de Cannes, Léviathan est le nouveau film du réalisateur du Retour et de BannissementDans une Russie austère, la corruption entache les familles. Le héros Kolia en fait l’amère expérience. Le maire de son village souhaite s’approprier son terrain pour y construire des bâtiments, et on le sait politique ne rime pas avec sentiment. Léviathan est le portrait féroce mais non sans lyrisme de la Russie contemporaine.

Brèves de comptoir de Jean-Michel Ribes

Du livre (écrit par le journaliste d’Hara-Kiri Jean-Marie Gourio), au cinéma, en passant par la télévision (de brèves apartés par le regretté Jean Carmé dans la série Palace sur Canal + signé Ribes) et le théâtre, les Brèves de comptoir n’en finissent pas d’être déclamées. Il y a quatre ans, nous n’avions pas été sensibles à la mise en scène de Jean-Michel Ribes, un texte au comique usé et consensuel. Au cinéma, toujours sous l’impulsion du directeur du Théâtre du Rond Point, ce seront Yolande Moreau, François Morel, ou encore Régis Laspalès qui se retrouveront au comptoir du café de l’Hirondelle pour cette adaptation. Sauront-ils mieux nous convaincre?

Rosemary’s baby de Roman Polanski

Le chef d’oeuvre horrifique de Polanski datant de 1968 ressort aujourd’hui en version restaurée. Mia Farrow et John Cassavetes y jouent de futurs heureux parents s’installant dans un vieil immeuble new-yorkais. Le voisinage, un couple de personnages âgés d’abord plein d’attention commencent peu à peu à étouffer la jeune femme. Cette grossesse et ce déménagement, qui devaient être un accomplissement personnel devient une longue descente en Enfer que Polanski saisit avec maestro.  De la paranoïa au paranormal, Rosemary dépasse toutes les frontières pour cet enfant si particulier qu’elle porte en elle.

Visuels : ©MANDARIN CINEMA/EUROPACORP/ORANGE STUDIO/ARTE FRANCE CINEMA/SCOPE PICTURES/CAROLE BETHUE; ©Pyramide Distribution; ©Christophe Brachet;©allocine

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Megane Mahieu
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