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« Game of Death » : un Jumanji de la mort ! [critique]

« Game of Death » : un Jumanji de la mort ! [critique]

25 septembre 2017 | PAR Simon Théodore

En compétition dans la catégorie des « Midnight Movies », les réalisateurs Sébastien Landry et Laurence Baz Morais présentaient, au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg, le film Game of Death. Sanglant et drôle, ce projet s’avère être un splatter explosif !

[rating=4]

Une bande de sept adolescents se sont réunis dans une maison pour s’amuser et rythmer leurs journées par le sexe et la drogue. Tel est le projet de ces jeunes, jusqu’au moment où ils se décident à faire une partie d’un jeu de société maléfique : le « Game of Death »… Sous peine de voir leur tête exploser à tour de rôle, ils devront tuer vingt-quatre personnes. Une seule règle prévaut alors : tué ou être tué !

Le scénario est simple et efficace. Game of Death apparaît comme un « Jumanji de la mort », un parfait mélange entre le film de Joe Johnston et Battle Royal. Les références à ces deux films sont d’ailleurs nombreuses. Conçu, à l’origine, comme une mini série de huit épisodes, ce long métrage sanglant, à la frontière de la série b, se veut rythmé et drôle, tant les effusions d’hémoglobine sont nombreuses et gores. Malgré un déroulement de l’histoire parfois prévisible, Game of Death n’est jamais redondant et ennuyeux, tant les morts et les lieux visités sont diverses. Chaque décès est d’ailleurs ponctué d’un rire sardonique du jeu, dédramatisant ainsi l’action et renforçant le second degré du projet.

En outre de la dimension gore requise par ce genre cinématographique, Game of Death possède une esthétique réussie et des qualités de réalisation certaines. À la fois doté d’un côté rétro et intemporel, quelques scènes rappellent les jeux vidéos de tir des années 80-90. Celles-ci sont appuyées par une musique évoquant directement cette culture vidéo-ludique. Ces références permettent au spectateur de passer d’un univers violent et, presque réaliste, à un autre plus « fun et léger ». Enfin, à défaut d’être amateur de giclées de sang, ce splatter plaira aussi aux amoureux de la nature, notamment ceux qui s’intéressent de près aux mammifères marins comme les lamantins. Aussi surréaliste que comique, des extraits de documentaire au sujet de ces « vaches de mers » ponctuent ce film frénétique. Le contraste est parfait et ces passages où l’on se cultive sont hilarants…

Drôle, sans prétention et sanglant, Sébastien Landry et Laurence Baz Morais livrent un film efficace et très divertissant. Sa durée, moins d’une heure et demie, permet d’éviter l’overdose et de subir le rythme élevé et intense. Game of Death a toute sa place dans la catégorie des Midnight Movies et est à conseiller pour tous les amateurs du genre !

Game of Death. Un splatter de Sébastien Landry et Laurence Baz Morais. Avec Sam Earle, Victoria Diamond et Emelia Hellman. Durée : 1h16.

Visuel : (c) Affiche du film.

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