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[Critique] « The Amazing Spider-man 2 Le destin d’un héros » Marc Webb et Andrew Garfield toujours au dessus de Sam Raimi

[Critique] « The Amazing Spider-man 2 Le destin d’un héros » Marc Webb et Andrew Garfield toujours au dessus de Sam Raimi

04 mai 2014 | PAR Gilles Herail

Comprenant mieux que personne la psychologie de l’adolescent-araignée, Marc Webb confirme sa légitimité derrière la caméra d’une série qui aurait pu s’essouffler mais renaît grâce à un acteur parfait et une vision très humaine du film de super-héros. 

[rating=4]

Synopsis officiel: Ce n’est un secret pour personne que le combat le plus rude de Spider-Man est celui qu’il mène contre lui-même en tentant de concilier la vie quotidienne de Peter Parker et les lourdes responsabilités de Spider-Man. Mais Peter Parker va se rendre compte qu’il fait face à un conflit de bien plus grande ampleur. Être Spider-Man, quoi de plus grisant ? Peter Parker trouve son bonheur entre sa vie de héros, bondissant d’un gratte-ciel à l’autre, et les doux moments passés aux côté de Gwen. Mais être Spider-Man a un prix : il est le seul à pouvoir protéger ses concitoyens new-yorkais des abominables méchants qui menacent la ville.  Face à Electro, Peter devra affronter un ennemi nettement plus puissant que lui.  Au retour de son vieil ami Harry Osborn, il se rend compte que tous ses ennemis ont un point commun : OsCorp.

Les critiques américaines et françaises ont rejeté une fois de plus le travail effectué par Marc Webb en invoquant le fantôme de Sam Raimi. La suite de The Amazing Spiderman est pourtant une proposition très différente, difficilement comparable et avec des qualités réelles qui reviennent à l’essence de ce qu’est Spider Man. Rien à voir avec Batman, Iron Man ou les autres avatars des galaxies Marvel/DC. Spiderman est avant tout un héros adolescent, qui se cherche, ne comprend pas trop ce qui se passe, agit à l’instinct, inspire les enfants plus que les adultes et est profondément et naïvement amoureux de sa belle. Marc Webb vient du film indépendant et plus précisément de la romance intimiste. Comme dans le premier volet, sa vision de Spiderman ne s’éloigne pas du genre. Le réalisateur filme Andrew Garfield comme dans une dramédie Sundance. En y ajoutant l’aspect ludique des aventures de l’homme araignée et un humour trivial très présent collant parfaitement au personnage. Andrew Garfield est étonnant, parfait dans un costume que Tobey Maguire avait rendu ringard. Son couple avec Emma Stone est d’une modernité immédiate, non feinte et d’une complicité à toute épreuve.

The Amazing Spiderman 2 est bien sur aussi un grand film d’action. Qui aurait gagné à recentrer un scénario qui multiplie les sous-intrigues et les méchants et n’arrive pas à mettre le hola avec 15 minutes de trop. Des méchants dont la psychologie et le charisme n’égalent pas celle du personnage principal (premières scènes avec Max Dillon quasiment parodiques) et restent parfois un peu en retrait. Marc Webb ne révolutionne pas les scènes d’action comme Sam Raimi avait pu le faire en son temps. 12 ans ont passé et le public n’est de toute façon plus très impressionné par la pyrotechnie. La fluidité des mouvements, des scènes de vol et des principales batailles n’a rien à envier aux blockbusters concurrents du moment. L’utilisation judicieuse du personnage d’Electro permet aussi un travail visuel  et musical intéressant sur l’énergie, en plein cœur de Times Square. Film d’action très acceptable, on retiendra cependant bien plus The Amazing Spiderman comme un drame adolescent romantique qui colle à la peau d’un personnage dédié à la jeunesse qui comprendra ses états d’âme, ses réactions inconsidérées, sa difficulté à prendre des décisions, sa gentillesse et sa croyance naïve en l’humanité.

Gilles Hérail

The Amazing Spiderman 2, un film de Marc Webb avec Andrew Garfield et Emma Stone, sortie le 30 avril 2014, durée 2h21

Visuels et bande-annonce officiels du film.
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Gilles Herail

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