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[Critique] « Tel père, tel fils », beaux portraits de familles par Hirokazu Kore-eda

[Critique] « Tel père, tel fils », beaux portraits de familles par Hirokazu Kore-eda

24 décembre 2013 | PAR Hugo Saadi

[rating=4]

Hirokazu Kore-eda, le réalisateur japonais de Still Walking, Air Doll ou I Wish revient cette année avec Tel père, tel fils. À travers une belle et triste histoire, il questionne avec brio la paternité ainsi que les liens du sang. Le film avait reçu le Prix du Jury au dernier festival de Cannes

Le réalisateur met en scène deux familles. La première est menée par un père architecte obsédé par la réussite professionnelle et peu présent pour son jeune fils. La seconde est quant à elle beaucoup plus modeste, le père étant gérant d’un magasin d’électroménager. Quand ils apprennent que leurs fils ont été échangés à la maternité, ce sont deux mondes et deux modes de vie qui vont se confronter. Hirokazu Kore-eda nous livre une fable humaine et développe les thèmes de la famille à travers un récit simple remplis d’émotions. Il traite de ce sujet avec une grande subtilité sans jamais tomber dans le cliché ou le pathos et ce grâce notamment à une très bonne direction d’acteur. De plus, la mise en scène est sobre, le propos est ancré dans la société japonaise contemporaine et on suit les séparations des deux enfants au plus d’eux, comme un membre extérieur de la famille. Tel père, tel fils se compose de deux parties. La première est plutôt basé sur le comique de situation comme la rencontre des deux familles d’un milieu social opposé. La seconde quand à elle est sérieuse et tourne dans le genre du mélodrame tendre. Le casting est touchant, Masaharu Fukuyama dans le rôle du père autoritaire et froid joue d’une grande justesse, quant aux deux enfants, mention spéciale au petit Keita Ninomiya qui illumine le film. Tel père, tel fils est une ballade familiale rondement menée par le réalisateur japonais qui dépeint une histoire bouleversante et belle à la fois.

Tel père, tel fils, un film de Hirokazu Kore-eda avec Masaharu Fukuyama, Machiko Ono, Lily Franky, drame japonais, 2h01. Au cinéma le 25 décembre 2013.

Visuels © Le Pacte

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Hugo Saadi

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