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[Critique] « Man of Steel », Zack Snyder relance Superman sous la coupe de Nolan : un film massif et généreux

[Critique] « Man of Steel », Zack Snyder relance Superman sous la coupe de Nolan : un film massif et généreux

24 juin 2013 | PAR Gilles Herail

[rating=3]

Zack Snyder et Nolan nous proposent un film hybride, se prenant au sérieux mais voulant aussi proposer un spectacle d’action ultime. Cavill est une évidence et la naissance du super-héros est bien amenée. Tout s’oriente vers un grand combat final hallucinant de maitrise. Du cinéma solide.

afficheSynopsis Officiel: Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité.

Le revoilà. L’homme d’acier n’avait convaincu personne sous la molle caméra de Bryan Singer et nous revient après un virage à 180 degrés. Superman est massif, a du poil, a perdu les couleurs flashy et le slip rouge et se pose des questions existentielles. La touche Nolan est bien là et a encore frappé. Rassurons les détraqueurs du génial cinéaste du Dark Knight et d’Inception. Loin d’un Batman Begins assez bavard, Man of Steel est un Avengers sans humour. Un spectacle de science-fiction hallucinant qui se conclut sur un combat épique étourdissant. Un vrai blockbuster de grand spectacle d’une grande générosité pour ses spectateurs.

Le personnage de Superman est compliqué à traiter car quasiment divin, sans réelle concurrence. A défaut d’utiliser de la Kryptonite aux effets cinématographiques limités (Superman Returns). Comme dans les premiers Superman, Snyder et Nolan appellent ici deux méchants venus eux aussi de Krypton. Des adversaires à sa taille où la Terre devient comme dans Transformers le théâtre d’un conflit qui la dépasse. Superman est ici très clairement christique, ses pouvoirs décuplés, totalement surréalistes, on se bat avec des immeubles, des satellites. Metropolis est intégralement ravagée. Un combat ultime qui posera un sérieux problème pour la suite. Comment faire plus spectaculaire et relancer l’intérêt des spectateurs?

Les grincheux reprocheront une caméra qui tremblote parfois. L’absence d’enjeux dramatiques. Mais le film, loin d’être un chef d’œuvre sait utiliser des fondations solides. Kevin Costner qui incarne instantanément le bon papa solide de la classe moyenne américaine. Russel Crowe qui reprend un rôle à la Gladiateur et interprète un père plein de charisme. Le casting dans son ensemble permet d’oublier les incohérences du scénario et la réalisation plutôt sobre de Snyder fait le reste. On se laisse facilement porter par cette histoire et sa démesure. Une claque à voir uniquement en salles.

Gilles Herail

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Gilles Herail

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