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[Critique] « Le rôle de ma vie » un nouveau drame joyeux pour Zach Braff après Garden State

[Critique] « Le rôle de ma vie » un nouveau drame joyeux pour Zach Braff après Garden State

16 août 2014 | PAR Gilles Herail

Garden state avait été en son temps le succès surprise de la comédie dramatique indépendante américaine. Zach Braff confirme ici avec un nouveau drame joyeux, n’évitant parfois pas les maladresses mais réservant de très jolis moments.

[rating=3]

Synopsis officiel: pour sauver son couple, renouer avec son frère et rassembler toute sa famille autour de son père qui vient de tomber malade, Aidan devra tour à tour changer de mode de vie, délaisser son rêve de comédien et partir à l’aventure de la vie d’adulte. Entre Los Angeles, le désert californien et ses propres rêves, saura-t-il trouver le véritable rôle de sa vie ?

Zach Braff a attendu près de 10 ans pour revenir derrière la caméra avec un nouveau film très personnel, pour un cinéma proche de Cameron Crowe ou Richard Linklater. L’histoire est centrée sur les relations familiales, à l’aube du décès d’un patriarche juif qui a parfois mal su dire à ses enfants qu’il les aimait. Zach Braff incarne Aidan, cet acteur un peu raté, n’ayant rien tourné depuis une publicité de seconde zone et écumant les castings sans grand succès. Confronté à la maladie et au décès imminent de son père, Aidan va devoir faire le point, agir comme le ciment de sa famille pour se rapprocher de son père mais aussi de son frère, un peu marginal, blogueur reclus dans une roulotte et ne vivant que pour le comic-con. Comme dans Garden State, le cinéma de Zach Braff joue sur l’intime, le mélo mâtiné de beaucoup de drôlerie et les réflexions existentielles de son auteur/réalisateur/acteur.

La sauce prend souvent, quand la réalisation s’autorise des petites bizarreries, notamment des incursions dans le fantastique pour mettre à l’image les histoires de super-héros que le personnage principal se racontait avec son frère quand ils étaient enfants. On apprécie des scènes difficiles qui réussissent à ne pas sombrer dans le pathos en créant des petits décalages ou en ajoutant une touche ironique. L’humour est aussi très présent, piquant quand il décrit l’univers de la communauté juive américaine, plus tendre quand il crée des ping-pongs hilarants entre parents et enfants. Zach Braff reste loin des modèles du cinéma réaliste contemporain pour lequel Richard Linklater excelle, notamment avec le bouleversant Boyhood, toujours en salles. Certaines répliques existentialistes sont trop travaillées et martèlent une morale qui aurait du être simplement suggérée. Mais il faut reconnaître au Rôle de ma vie une vraie sincérité, qui efface les réserves que l’on peut avoir.

GIlles Hérail

Une comédie indépendante américaine de et avec Zach Braff, durée 1h47, sortie le 13/08/14

Visuels et bande-annonce officiels du film.
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Gilles Herail

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