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[Critique] « Le nouveau » : premier film tendre, drôle et juste de Rudi Rosenberg avec Max Boublil

[Critique] « Le nouveau » : premier film tendre, drôle et juste de Rudi Rosenberg avec Max Boublil

25 décembre 2015 | PAR Gilles Herail

Le premier film de Rudi Rosenberg est une enthousiasmante proposition de teen-movie à la française.  A la fois tendre et drôle, Le Nouveau surprend par la qualité de son scénario et la fraicheur de ses jeunes interprètes. Une chronique adolescente très juste qui rappelle d’autres réussites comme Nos jours heureux ou Microbe et Gasoil.

[rating=3]

Extrait du synopsis officiel : La première semaine de Benoit dans son nouveau collège ne se passe pas comme il l’aurait espéré. Il est malmené par la bande de Charles, des garçons populaires, et les seuls élèves à l’accueillir avec bienveillance sont des « ringards ».

L’adolescence, ses joies, ses rires et ses peines sont un inépuisable sujet de cinéma. Pour qui sait capter ce moment charnière du passage à l’âge adulte où les émotions sont décuplées. La comédie française a souvent délaissé le genre malgré quelques moments de grâce comme Les beaux gosses ou Nos jours heureux. Le nouveau puise d’ailleurs plutôt son inspiration chez le cinéma indépendant américain, prenant la forme d’une chronique initiatique cherchant la douceur et la tendresse. Le « nouveau » est ce jeune ado qui déménage à Paris et débarque dans un nouveau collège où il ne connait personne. Un peu timide, maladroit dans ses tentatives pour se faire une place dans la jungle du collège. Sa guerre des apparences, sa ségrégation implacable entre cools et bolos qui peut vite tourner à l’exclusion. Les moments de gêne se multiplient et le scénario s’amuse des tentatives laborieuses de son jeune héros qui rame sévèrement pour réussir son intégration. Visant d’abord les plus populaires avant de se retrancher vers les « marginaux » comme lui.

A la manière du Microbe et Gasoil de Michel Gondry, Le nouveau dresse le portrait d’ados en marge qui se construisent dans l’adversité. Le groupe de potes se choisit par défaut, faute de mieux, avant d’apprendre à se connaitre et à forger une véritable amitié. Rudi Rosenberg ne multiplie pas les effets de style et garde une mise en scène très sobre, naturaliste, qui cherche avant tout l’identification. La chronique intime réserve pourtant quelques accélérations comiques bienvenues et des moments explosifs. Notamment lors d’une incroyable fête de losers qui vire au grand n’importe quoi sous l’égide du tonton chômeur incarné avec gourmandise par Max Boublil (que l’on n’avait jamais vu aussi drôle sur grand écran). L’ensemble du casting est au diapason et apporte au film un indéniable capital sympathie. Les films pour ados racontent toujours la même chose et le premier long-métrage de Rudi Rosenberg n’a rien de révolutionnaire. Mais la justesse du ton et la bonne humeur qui s’en dégage en font l’une des jolies surprises de cette fin d’année. Allez tenter votre chance en famille, vous ne serez pas déçus.

Gilles Hérail

Le nouveau, une comédie française de Rudi Rosenberg avec Max Boublil, Rephael Ghrenassia, Joshua Raccah, Guillaume Cloud Roussel, Géraldine Martineau, durée 1h21, sortie le 25/12/2015

Visuels : © photos officielles et affiches officielles des films
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