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[Critique] « Le Hobbit 2 La desolation de Smaug » Peter Jackson poursuit son voyage épique avec une grande maitrise

[Critique] « Le Hobbit 2 La desolation de Smaug » Peter Jackson poursuit son voyage épique avec une grande maitrise

28 décembre 2013 | PAR Gilles Herail

On avait déjà aimé le premier Hobbit pourtant souvent décrié par la critique. Le deuxième opus est du même niveau, perdant en sympathie ce qu’il gagne en noirceur. La trilogie est bien lancée et cet épisode de transition nous prépare à merveille à une conclusion que l’on espère encore plus épique.

[rating=4]

Peter Jackson réussit décidément tous ses paris. Oubliés les réserves initiales sur le découpage du Hobbit en trois films et les cris d’orfraie concernant l’ajout de nouveaux personnages (excellente Tauriel qui dépasse son rôle de faire-valoir d’Orlando Bloom). Le Hobbit 2 a séduit la critique et son public malgré une lassitude qui commence à se faire sentir du côté des spectateurs (déjà cinq adaptations de Tolkien en dix ans). Comme dans Les deux tours, La désolation de Smaug sert de transition après un épisode d’introduction un peu long. On y retrouve l’éclatement du scénario en  histoires parallèles suivant différents personnages et leur quête personnelle. Un crescendo dramatique et la perte de l’innocence joyeuse des premiers moments. Et un épisode final d’action spectaculaire ici centrée autour de l’incroyable Smaug.

Le dragon est le principal atout du film qui sait utiliser toutes les possibilités de cette créature hors du commun. Une scène d’action et de poursuite en tonneaux fait preuve d’une incroyable fluidité (on pense à l’échappée dans la montagne des gobelins dans le premier film). Les décors sont somptueux, les nains valeureux, les elfes classieux mais plus terre à terre qu’à l’accoutumée. Gandalf le gris est un personnage quasi central et éclipse un Bilbo qui se voit malheureusement relégué au second plan. Le Hobbit 2 est une réussite artistique incontestable et l’on prend plaisir à découvrir les racines de l’histoire de Sauron et de l’anneau dont le poids commence déjà à se faire sentir. On regrettera peut être un ton un peu trop sérieux, l’abandon de la naïveté sympathique et aventurière du premier épisode au profit d’une ambiance Seigneur des Anneaux plus assumée. Comme toujours, on reviendra dans tous les cas pour voir le prochain, en espérant que Peter Jackson saura conclure la série une fois pour toutes et de la plus explosive des manières.

Gilles Hérail

Le Hobbit 2, La désolation de Smaug, un film de fantasy américain de Peter Jackson, sortie le 12 Décembre 2013, durée 2h45

Visuels : © photos et bande-annonce du film

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Gilles Herail

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