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[Critique] « Knock Knock » d’Eli Roth : un thriller décevant avec Keanu Reeves

[Critique] « Knock Knock » d’Eli Roth : un thriller décevant avec Keanu Reeves

15 septembre 2015 | PAR Simon Théodore

Après Cabin Fever, Hostel et The Green Inferno, Eli Roth revient avec Knock Knock. Pour son premier thriller, en tant que réalisateur, il donne la réplique à son épouse (Lorenza Izzo) et à Keanu Reeves. Malgré la présence ce dernier, il livre un film moyen.

[rating=3]

knock knock

Evan (Keanu Reeves) est un architecte d’une quarantaine d’années. Non loin d’Hollywood, dans une maison décorée par de nombreuses œuvres d’art et de portraits de famille, il mène une vie paisible et idéale avec sa femme et ses deux enfants. Le soir de la fête des pères, alors que sa famille est partie en week-end, Evan ouvre sa porte à deux ravissantes jeunes femmes qui s’avéreront aguicheuses et très entreprenantes. Il ne résistera pas à la tentation et son long cauchemar commencera…

Plutôt bon en début de film, le jeu de Keanu Reeves (Matrix, 47 Ronin) se délite progressivement lorsque le calvaire d’Evan débute. Face aux sévices qui lui sont infligés, ses réactions paraissent faiblement interprétées. À l’inverse de Genesis, jouée par Lorenza Izzo, seul le rôle de Bel (Ana De Armas) est intéressant. Ses propos permettent de comprendre le vécu et les motivations de ce personnage désirant détruire la vie rêvée de ce père de famille. Par conséquent, l’identification aux personnages est délicate, et la tension, l’angoisse que l’on pourrait ressentir ne gagne jamais. Afin de renforcer ces effets et le rythme de ce huis clos, il manquera clairement les effusions d’hémoglobine auxquelles le réalisateur avait habitué.

Dans Knock Knock, Eli Roth s’interroge sur les représentations des jeunes femmes au XXIème siècle. Bel et Genesis deviennent alors tant des objets de désirs, de tentations que des figures dominatrices et moralisatrices. Le film met alors en évidence comment le sexe est au cœur des rapports entre l’homme et la femme. Si le sujet est intéressant, le traiter dans un remake de Death Game (réalisé par Peter Traynor en 1977) est quelque chose de plus compliqué. Ainsi, ce film ne vaudra pas les premières réalisations sanglantes du cinéaste.

Knock Knock, d’Eli Roth. Avec Keanu Reeves, Ana De Armas, Lorenza Izzo. Durée : 1h35. Sortie le 23 septembre 2015.

Visuel : (c) Affiche officielle du film

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