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[Critique] Deux films de Yann Le Quéllec à découvrir au cinéma dès mercredi 12 février

[Critique] Deux films de Yann Le Quéllec à découvrir au cinéma dès mercredi 12 février

11 février 2014 | PAR Olivia Leboyer

Beat

Décidément, les films courts sont de plus en plus percutants, fous et séduisants ! Après Guillaume Brac, révélé par son moyen-métrage Un monde sans femmes, nous découvrons Yann le Quéllec avec deux courts azimutés et emballants. En salles dès le 12 février.

[rating=4]

Yann le Quéllec a l’art des titres, drôles et frappants. L’art du rythme, aussi. C’est d’ailleurs le sujet de Je sens le Beat qui monte en moi : une belle femme d’allure altière, guide touristique, (Rosalba Torres Guerrero) ne peut empêcher son corps d’échapper à son contrôle pour suivre le tempo ambiant. Musiques, bruits de fond, chaque vibration la fait réagir instantanément. Elle a beau s’efforcer de réfréner ce curieux instinct, son corps se remarque. Le chauffeur de son petit Tour opérator de Poitiers (Serge Bozon), fasciné, aimerait que Rosalba soit sensible à sa petite musique à lui, plus discrète mais très touchante. Coloré, vif, joyeux, un très joli court-métrage, déjà primé à Brive.

Le Quepa sur la Vilni séduit d’emblée par son casting de choc : deux Bernard, Ménez (également à l’affiche du beau Tonnerre de Guillaume Brac, qui aime aussi le vélo !) et Hinault et le mythique Christophe. Nous vous laissons la surprise : le film est un vrai régal.

Je sens le Beat qui monte en moi, 32 minutes, avec Rosalba Torres Guerrero et Serge Bozon et Le Quepa sur la Vilni, 38 minutes, avec Bernard Ménez, Christophe, Bernard Hinault, de Yann le Quellec, France. Sortie le 12 février 2014.

visuels: affiche et photos officielles du film.

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Olivia Leboyer
Docteure en sciences-politiques, titulaire d’un DEA de littérature à la Sorbonne  et enseignante à sciences-po Paris, Olivia écrit principalement sur le cinéma et sur la gastronomie. Elle est l'auteure de "Élite et libéralisme", paru en 2012 chez CNRS éditions.

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