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Cannes, jour 7 : l’art des frères Dardenne, le choc Whiplash à la Quinzaine, et une Semaine de la critique percutante

Cannes, jour 7 : l’art des frères Dardenne, le choc Whiplash à la Quinzaine, et une Semaine de la critique percutante

21 mai 2014 | PAR La Rédaction

Le soleil est revenu sur la Croisette pour une journée riche en grands évènements de cinéma.

Au petit matin, l’élégant Deux jours, une nuit des frères Dardenne nous a réconciliés avec une Marion Cotillard absolument magistrale. A la conférence de presse ou l’actrice rayonnait en Margiella, petit chignon travaillé et maquillage nude, la complicité des deux réalisateurs belges et de leur nouvelle égérie était touchante.

Pour lire notre critique de Deux jours, une nuit, cliquez.

Nous avons enchaîné avec un petit passage plus que réussi à la Semaine de la critique. Hope de Boris Lojkine, film au sujet promettant des coups et blessures – la tentative d’émigration d’un Camerounais et d’une Nigériane – ne nous a pas déçus: tendu et violent, mais aussi humain, très humain, perpétuellement humain. Envers et contre tout.

Pendant ce temps-là, du côté de La Quinzaine, la comédie musicale Whiplash créait le choc et nous faisait réfléchir avec génie aux valeurs que nous voulons transmettre, ainsi qu’aux moyens à mettre en œuvre pour ce faire.

Pour lire notre critique de Whiplash, cliquez

Le joli cœur Ryan Gosling a déplacé trop de presse, nous n’avons donc pas pu voir son Lost River, mais remonterons le courant dès demain. A priori, Ryan aurait copié son esthétique sur le réalisateur de Drive, Nicolas Winding Refn, juré de la compétition cannoise cette année…

Dans la chaleur du soleil de l’après-midi, nous avons reçu des informations sur la plateforme de coproduction internationale, le FIDLAB, qui aura lieu pour une sixième édition les 3 et 4 juillet a Marseille. Parmi les 371 projets inscrits auprès du FIDLAB l’on trouve notamment des œuvres de Wang Bing, Stanislas Dorochenkov, Narimane Mari ou Jorge Leon.

Deux séances supplémentaires à la Quinzaine avec le film en noir et blanc Tu dors Nicole. Rien de transcendant mais une séance bien plaisante où l’on retiendra notamment une trouvaille hilarante : avoir fait muer un jeune garçon, qui se retrouve désormais avec la voix d’un homme de 35 ans. Rires assurés. Notre critique à lire ici.

Enfin, on découvrait la nouvelle réalisation de John Boorman, Queen & Country. Avec ses faux airs historiques, le film surprend par son ton très comique. Présentant une satire de l’armée britannique à travers le quotidien de deux jeunes garçons, on se retrouve malgré tout face à une coquille vide. Rapidement redondantes, les blagues ne fonctionnent plus et le duo ne parvient pas à redresser la barre. Des coupes auraient redonné un peu de vitalité, dommage. La critique ici.

Finir par un peu de gaieté ? Non non non: rendez-vous à Un certain regard pour découvrir le nouveau documentaire realisé par Wim Wenders. Et c’est le photographe brésilien Sebastiao Salgado qu’il a pris, cette fois, pour sujet, coréalisant avec le fils de celui-ci Juliano Ribeiro Salgado. Celui-ci avait commence à filmer son père dans ses expeditions autour du monde, à la recherché de pans de l’humanité cachés au regard. Wim Wenders, apportant son regard à lui, a fait de ce projet un film: Le Sel de la Terre. Un film qui, hélas, fatigue plus qu’il n’émeut. Musique horripilante, descriptions et clichés trop abondants, et linéarité. Un rendez-vous manqué.

En fin de journée, la salle Debussy permettait à la presse de voir en avant-première le nouveau film d’André Téchiné, Lhomme qu’on aimait trop. Un thriller élégant porté par un joli trio d’acteurs : Catherine Deneuve, Adele Haenel et Guillaume Canet.

Pour lire notre chronique du film c’est ici. 

A 21h00 nous nous sommes mis en route pour la fameuse villa Schweppes, localisée cette année sur un bateau au large de Cannes et où était annoncé un concert de Booba et un DJ set de Kavinsky (rien que ça!). Mais malgré notre mission de reporting pour TLC, difficile d’arriver jusqu’à l’embarquement, tant la villa est lieu de tous les désirs. Une heure et demie plus tard, nous étions déjà enregistrés quand on nous a dit que le bateau était plein. La fatigue de la journée aidant, nous avons dû renoncer au concert pour espérer rentrer au port (et aux claviers d’ordinateurs pour écrire!) à l’heure.

Sur le chemin de la maison, les élégants fêtards du Pacte, qui avaient investi la plage Magnum, nous ont détourné. Danse endiablée, pieds dans le sable, bâtonnet glacé sur mesure, la soirée du film de Wim Wenders sur le photographe Salgado était un tour du monde de douceurs.

Rendez-vous demain pour un programme alléchant, qui contient entre autres : Jean-Luc Godard en compétition (et montant les marches en chair et en os), Michel Hazanavicius et Xavier Dolan. Côté quinzaine, c’est parti pour trois heures de Benoit Dumont! A demain pour plus d’aventures cannoises.

Steven Guyot, Yael Hirsch, Geoffrey Nabavian et Hugo Saadi, en direct de Cannes.

Visuels:  © FDC / M. Petit

© FDC / C. Duchene

Visuel Une: © FDC / G. Lassus-Dessus

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La Rédaction

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