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Cannes 2018, Quinzaine : « Leave No Trace », retour gagnant de la réalisatrice de « Winter’s Bone »

Cannes 2018, Quinzaine : « Leave No Trace », retour gagnant de la réalisatrice de « Winter’s Bone »

14 mai 2018 | PAR Hugo Saadi

Debra Granik avait disparu des radars depuis huit ans après avoir révélé la brillante et jeune Jennifer Lawrence dans son magnifique film de redneck, Winter’s Bone. Elle reprend des thématiques similaires dans son nouveau film, présenté à la Quinzaine des réalisateurs, et met un beau coup de projecteur sur une jeune actrice.

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Tom, une jeune fille de 15 ans, vit reculée dans la forêt avec son père. Ils limitent au maximum les contacts avec le monde extérieur allant même jusqu’à allumer leur feu à coups de silex. On pense rapidement à Captain Fantastic pour ce côté vie en famille en marge de la société (la jeune fille doit apprendre à ne pas laisser de trace lorsqu’elle se déplace dans la nature), mais Debra Granik n’ira pas dans les extrêmes comme le fait Viggo Mortensen. La réalisatrice américaine préfère s’attarder sur la relation de Tom avec son père (Ben Foster) comme elle avait su le faire dans Winter’s Bone et confronte la volonté d’un homme solitaire face aux envies de découvertes de sa fille. Un dilemme que le spectateur observe avec émotion.

Si Leave No Trace n’est pas aussi puissant que Winter’s Bone, il s’avère très touchant et porte un regard humain et apaisant sur ces marginaux. La jeune actrice Thomasin Harcourt McKenzie souffre évidemment de la comparaison avec Jennifer Lawrence. Les deux profils sont différents, et Thomasin parvient à dégager une belle sincérité et une force malgré son jeune âge. Ben Foster, quant à lui, est très touchant dans le rôle d’un père blessé coincé dans un tourbillon négatif. Granik reprend donc les ingrédients qui lui avaient valu d’être nommée à quatre reprises aux Oscars et offre une belle escapade aux airs de quasi-huis clos en pleine forêt.

Leave No Trace, de Debra Granik, avec Ben Foster, Thomasin  Harcourt McKenzie. 1 h 48. Au cinéma le 19 septembre 2018.

Visuels © Condor Distribution

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Hugo Saadi

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