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« Burn » de Mike Gan : brûler pour exister !

« Burn » de Mike Gan : brûler pour exister !

20 septembre 2019 | PAR Simon Théodore

Engagé dans la compétition crossover du douzième Festival européen du film fantastique de Strasbourg, Mike Gan dévoilait sa première réalisation Burn. Ce huis-clos, où la comédie côtoie le survival, s’avère être un film agréable et intéressant mais ne révolutionne pas le genre.

Melinda est une jeune employée de station-service aussi esseulée que fragile psychologiquement. Une nuit où elle travaille en compagnie de sa collègue Sheila, elle est témoin d’un braquage. À partir de cet événement, elle décide de s’affirmer en tant personne et réagit de manière inattendue. Démarre alors un thriller surréaliste…

Confinement dans un même lieu, personnages que l’on peut compter sur les doigts d’une main, dialogues et situation à la fois drôles et tragiques ; tous les codes du genre sont présents pour donner du rythme à ce film. Néanmoins, le revers de la médaille est que l’effet de surprise manque parfois à l’appel. Que ce soit la venue d’un policier ou celle du petit copain de Sheila, le braquage sera perturbé par l’incursion de différents protagonistes. La première scène, elle-même, offre le dénouement du film. Bien que cela donne immédiatement l’ambiance de l’univers dans lequel on s’embarque, cette idée casse l’efficacité du final…

Si ce manque d’originalité peut décevoir certains, l’intérêt de Burn réside dans la psychologie de Melinda, bien interprétée par Tilda Cobham-Hervey (Attaque à Mumbaï, Fantastic Birthday). Le braqueur s’avère être un malfrat assez banal pour ce genre de film, au bénéfice d’une anti-héroïne beaucoup plus torturée et en perdition. En manque de confiance, invisible dans l’ombre de sa jolie collègue, n’osant pas avouer son béguin pour un jeune policier ; Melinda est prête à tout pour exister et repousse toujours plus loin les limites de sa déviance. Chacune de ses actions en entraîne une autre plus grave et, par un effet boule de neige, le chaos apparaît crescendo jusqu’à un ultime incendie qui, peut-être, permettra à Melinda d’exister…

En somme, Burn de Mike Gan s’avère être un huis clos agréable et, grâce au rythme, l’ennui de gagne jamais. L’histoire d’un braquage est une belle idée pour évoquer le mal être d’une jeune adulte mais force est de constater que l’ambiance générale aurait pu être plus pesante et certaines incursions de personnages moins convenues.

Burn de Mike Gan. Avec Tilda Cobham-Hervey, Suki Waterhouse, Josh Hutcherson. Genre : thriller. Durée :1h28.

Visuel : affiche du film.

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Simon Théodore

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