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« Boruto : Naruto le film ». Une relation père-fils qui fait des étincelles

« Boruto : Naruto le film ». Une relation père-fils qui fait des étincelles

09 septembre 2015 | PAR Sandra Bernard

Boruto, dernier film en date (tout court ?) de la licence phénomène Naruto, débarque dans quelques jours seulement sur les écrans français, à peine quelques semaines après sa sortie au Japon. L’occasion pour la nouvelle génération de shinobi de mettre le feu. Supervisé par Masashi Kishimoto (créateur de la série) Boruto renoue assurément avec l’esprit originel de la saga.

[rating=5]


Le calme est revenu dans le monde shinobi, apportant avec lui la prospérité. Les villages cachés longtemps rivaux sont désormais alliés. Naruto, héros de Konoha et de l’alliance ninja est maintenant devenu Hokage. Il a tout pour être heureux, il a réalisé sont rêve, s’est marié à la douce mais pugnace Hinata, il est respecté et admiré de tous… sauf de son propre fils Boruto. Celui-ci estime que son père le délaisse lui et sa famille à cause de sa charge de Kage. Tête de mule, bagarreur et partisan du moindre effort, il n’hésite pas à tricher et à utiliser les raccourcis au grand dam de ses parents. Le jour où il apprend que Sasuke, le seul capable de rivaliser avec son père, est rentré au village, il le supplie de le prendre comme disciple. Ce dernier accepte contre toutes attentes. Mais peu de temps après, le village de Konoha est attaqué par deux étranges individus qui parviennent à enlever Naruto à la suite d’un combat destructeur. Boruto comprend alors la véritable envergure de son père et se joint à l’équipe de secours pour le délivrer.

Après un très beau, mais parfois longuet Naruto the Last narrant (enfin) l’histoire d’amour naissante de Naruto et Hinata, mettant fin à des années de luttes entre les fans pour savoir qui de Sakura ou d’Hinata convolerait avec le jeune héros, le film Boruto met en scène la génération suivante de shinobi. Tous les jeunes ninjas (survivants) ont bien grandi et sont devenus des adultes responsables. Un grand nombre d’entre eux s’est marié et a eu, des clones (heu pardon! des enfants). Ainsi, Naruto et Hinata ont Boruto (Volt en japonais, en hommage au père de Naruto surnommé l’éclair jaune de Konoha) et aussi une fille, Himawari ; Sakura et Sasuke ont donné naissance à Sarada ; Shikamaru et Temari ont eu un fils nommé Shikadai alors qu’Ino et Sai sont les heureux parents d’un fils nommé Inojin. D’autres comme Tenten ou Kiba ne semblent pas avoir de descendance. On remarquera à ce sujet, que tous les protagonistes ont des enfants du même âge… Mis à part Boruto, Sarada et leur camarade Mitsuki à l’ascendance mystérieuse, les autres enfants sont assez peu présents, tout comme leurs parents. Les mères sont particulièrement effacées et l’on regrette de n’avoir pu assister au combat d’Hinata et de Momoshiki simplement évoqué. Naruto est devenu bien calme et responsable et Sasuke est peut être encore plus classe qu’avant. Ils forment un duo de rêve qui fonctionne à merveille.
Momoshiki et Kinshiki, les deux antagonistes, sont tous les deux très puissants à leur manière mais finalement assez anecdotiques. Leur peau et leurs cheveux blancs ainsi que leurs vêtements traditionnels ne laissent aucun doute sur leur filiation avec le puissant clan Ôtsutsuki.
Le film ne souffre d’aucun temps mort et semblerait presque trop court malgré ses 95 minutes. Ce sont finalement la relation père-fils et le passage de génération qui tient le coeur de l’intrigue, bien que les combats rondement menés fassent honneur à la licence. Le film prenant place après le spin off Naruto Gaiden, il faut un minimum maîtriser l’intrigue du manga pour saisir l’ensemble du film. L’on retrouve avec plaisir les personnages qui ont habité pendant plus de quinze ans l’imaginaire des fans.
Une manière de laisser partir des personnages qui, sur plus d’une décennie et demie, ont passionné des générations entières de mangavores et autres fans d’animes. Toutefois, la fin reste ouverte.

Visuel : affiche du film

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Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

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