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[Best of 2014] Notre top 10 des meilleurs films français de l’année

[Best of 2014] Notre top 10 des meilleurs films français de l’année

26 décembre 2014 | PAR Gilles Herail

L’année 2014 a été riche pour le cinéma français. Des films cannois, des réalisateurs confirmés, des surprises, du cinéma d’auteur, des toiles populaires, de l’expérimental, du documentaire. Les chroniqueurs de Toutelaculture présentent (sans classement) leurs 10 films français préférés de l’année. A noter que plusieurs films absents ici apparaîtront dans notre classement des meilleurs premières œuvres. A lire aussi: notre top films américains et notre top des film étrangers (hors US).

Saint Laurent :

Quand Bonellsaintlaurento interprète le mythe YSl, Visconti est partout en sous-texte d’une aventure où l’esthétique mange la vie. En Louis II du tissus, Gaspard Ulliel est bluffant, sur une BO d’une classicisme à toute épreuve. Et l’on vit en couleur pourpres le calvaire d’un dandy qui a voulu non seulement faire de sa vie une oeuvre d’art, mais en plus être à l’origine de toute cette créativité et cette beauté. Une réflexion grave et magnifiquement mise en scène sur la pulsion de mort qui habite la beauté (Yael).

Un portrait en petits morceaux explosés, à mille lieues de la biographie linéaire. Entrez dans le jeu de cette œuvre vivante, en équilibre entre mélancolie douce et dureté. Du cinéma qui respire, qui halète, et nous entraîne dans le fracas d’une vie. (Geoffrey)

Dans la cour

dans la cour jaquetteAvec Les Apprentis, Pierre Salvadori signait en 1995 l’une des comédies les plus sensibles et les plus irrésistibles depuis très longtemps. Après vous ou Hors de prix possédaient le même charme. Mais Dans la cour parvient à nous faire rire et à nous émouvoir très profondément. (Olivia et Hugo)

Maestro:

Sous ses airs Maestrode comédie légère, Maestro est en réalité un hommage au cinéma artisanal fauché, sur fond d’un éveil aux belles choses et à la poésie. Doublé d’une très belle histoire d’amitié inspirée de la rencontre entre Jocelyn Quivrin et Eric Rohmer, incarnés à l’écran avec beaucoup de tendresse par Pio Marmai et Mickael Lonsdale. Un modèle d’intelligence, de finesse. (Gilles)

Les chèvres de ma mère:

Pédagogiqueles chevres de ma mere, passionnant et émouvant, ce documentaire allie histoire familiale, vulgarisation technique et réflexion plus générale sur le passage à la retraite et la difficulté de passer la main. Un très beau film dont la maîtrise étonne. A voir absolument. (Gilles)

La cour de Babel:

courdebabelDeuxième documentaire de ce top 10, La cour de Babel est un contre-point parfait à la Zemmourerie ambiante, suivant une classe d’intégration accueillant des élèves de tous horizons partageant tous un même défi: s’insérer dans le système scolaire hexagonal. Julie Bertuccelli (réalisatrice du très beau L’arbre) filme avec bonheur ces enfants drôles, surprenants, émouvants sur le chemin de l’intégration (Gilles).

Bird People:

bird peopleA mi-chemin entre l’observation sociologique et le conte merveilleux, Pascale Ferran réussit un film volontairement hybride, par moments assez maladroit (trop de dialogues pour certains plans, où le silence aurait peut-être suffi), où l’humour, la pirouette, tiennent également une place. Pleinement assumée, l’incursion dans le merveilleux fonctionne si le spectateur accepte de se laisser porter. Et la dernière scène, très simple, émeut (Olivia).

Pascale Ferran réalise l’un des films les plus originaux de l’année, illustrant à l’écran une idée poétique que l’on ne révélera pas pour garder la surprise du spectateur. Bird People est un film de curieux, qui rêvent de découvrir la vie des autres, ceux que l’on ne regarde pas, que l’on croise, ces endroits bondés que l’on traverse sans jamais s’arrêter. Un message simple et salutaire servi par une vraie créativité artistique. (Gilles)

Bande de filles

En s’écartant intelligemment des clichés qu’il pourrbandeait produire et d’un déterminisme social, le dernier film de Céline Sciamma est un récit initiatique prenant, un roman générationnel et une ode à la vie. (Mégane Mahieu et Hugo)

Le sens de l’humour

Alors que l’on a puLe sens de lhumour la voir cet automne dans le très beau film de Marion Hänsel, La Tendresse, l’actrice Maryline Canto sort un premier long-métrage à caractère autobiographique, Le sens de l’humour. Une œuvre d’une grand maîtrise qui parle d’amour pour traiter en creux la question du deuil (Yael).

Le beau monde

beaumondeLe beau monde, quatrième long-métrage de la réalisatrice Julie Lopes-Curval, qui avait remporté la caméra d’or avec Bord de mer (2002), est un petit bijou de film d’éducation où les univers clashent sans vulgarité et où Ana Girardot rayonne. Un film subtil et magnifique. (Yael)

Respire

Le deuxième film de Mélanie Laurent. (Hugorespire)

Les soirées du week-end du 26 décembre
« Benjamin Constant : Merveilles et mirages de l’orientalisme »
Gilles Herail

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