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Van Gogh : les circonstances de la mort du peintre dévoilées à même son ultime tableau

Van Gogh : les circonstances de la mort du peintre dévoilées à même son ultime tableau

31 juillet 2020 | PAR Loïs Rekiba

À l’occasion du 130e anniversaire de la mort du peintre Vincent Van Gogh, un chercheur a éclairé d’un sens nouveau les circonstances de la mort de l’artiste grâce à son ultime tableau.

Une occasion spéciale 

Mardi 28 juillet avait lieu le 130e anniversaire de la mort de Vincent Van Gogh. À cette occasion spéciale, le directeur scientifique de l’Institut Van Gogh d’Auvers-sur-Oise a alors prononcé une déclaration inédite face à un parterre de personnes proches, de près ou de loin, de l’univers du plus célèbre des peintres hollandais : l’arrière-petit-neveu du peintre – Vincent Willem Van Gogh – la directrice du Musée d’Amsterdam, Emilie Gordenker et Maja Hoffmann, la présidente de la Fondation Van Gogh d’Arles.

Une révélation inédite sur la fin de vie du peintre 

Pendant le mois d’avril, en pleine période de confinement, Wouter Van Der Veen classait chez lui toute une pile de documents. Tout à coup, il explique face à un public ébahi avoir fait une découverte qui pourrait enfin lever le voile sur les dernières heures sombres du peintre. « Mon œil a été accroché par un détail sur une carte postale, un détail qui figurait sur le dernier tableau de Van Gogh », débute t-il, juste avant d’affirmer qu’il savait que « la configuration des racines et des troncs sur la carte postale correspondait à celle sur le tableau ».

Il se trouve que, en effet, figure sur la carte postale datant de 1900-1910, un fourré avec des troncs et des racines. Cette image rentre en écho avec Racines, le tableau que Van Gogh a peint avant de se donner la mort. Néanmoins, « ce tableau, peint peu avant qu’il se tire une balle dans le ventre, le 27 juillet 1890, était indéchiffrable, car le lieu de la réalisation était impossible à situer », explique le chercheur qui est parti lui-même sur le terrain dans le but d’authentifier ce qui, au départ, relève en fait d’une simple intuition. 

Une oeuvre, un testament

Le scientifique émet enfin l’hypothèse qu’il a souvent été plus confortable pour le public de s’arrêter à l’idée « que Van Gogh soit victime de la société plutôt que l’auteur de sa vie et de sa mort ». Au contraire, Wouter van der Veen pense véritablement que ce tableau peut être considéré comme  » un testament, une lettre d’adieu » de la part du peintre. Il justifie cette interprétation en faisant référence à la dimension symbolique de l’oeuvre :  » Le taillis symbolise pour lui la lutte de la vie. On en récolte les troncs et, de la souche, de nouvelles pousses apparaissent ». Le tableau fait également sens dans sa totalité : « Il y a une cohérence : c’est le thème de la vie et de la mort. Depuis un an, le suicide était une option pour Van Gogh. Cela élimine toutes ces théories foireuses, qui n’ont pas fait de bien à sa mémoire, comme celle affirmant qu’il aurait été tué par accident par des gamins maniant un pistolet »,  explicite-t-il, tout étonné que la souche principale qu’on observe sur le tableau soit encore visible aujourd’hui, et ce même 103 ans après la réalisation d’une oeuvre somme toute…mortifère.

©Own work Yelkrokoyade/Wikipédia/auto-portrait de Van Gogh / Domaine Public 

 

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Loïs Rekiba

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