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Moshi Moshi Nippon Paris : une première édition assez moche

Moshi Moshi Nippon Paris : une première édition assez moche

05 octobre 2015 | PAR Sandra Bernard

C’est avec une grande joie que nous vous annoncions l’arrivée imminente du célèbre festival de culture japonaise Moshi Moshi Nippon à Paris. Mais voila, la déception a été à la hauteur de l’attente.

Une salle prestigieuse, une foule d’invités, des stands de goodies, de street food et de mode tokyoïte, tous les ingrédients étaient présents pour réaliser les rêves des fans de culture japonaise. Mais voilà, la beauté du lieu, Le Trianon situé au pied de la butte Montmartre, n’a pas suffi à compenser le faible nombre de stands, moins d’une dizaine tous produits confondus, ni le faible nombre de rencontres d’artistes . Seuls les vingt premiers VIP du jours pouvaient prétendre échanger quelques mots avec les artistes et repartir avec un poster pré signé. Si quelques animations avaient lieu en journée, les concerts se sont déroulés en soirée, nécessitant le vidage de la salle et son re-remplissage. Ces dispositions ont été rendues “nécessaires” par la multitude de billets allant de 6€ pour accéder aux stands uniquement à 72€ pour un passe VIP 2 jours en passant par le billet à 36€ pour une soirée de concerts.

La faiblesse de l’offre mercantile et l’accueil peu sympathique, voire carrément désagréable du staf et des personnels de sécurité couplés à des retards dans les concerts et des difficultés à obtenir les informations ont entamé l’enthousiasme du public, heureusement regonflé par les prestations scéniques des artistes survoltés se produisant dans une salle magnifique, à la belle acoustique.

Après le naufrage du Tokyo Crazy Kawaii Paris il y a deux ans où l’on pensait que ce type d’organisation avait touché le fond, l’on se rend compte que les organisateurs continuent de creuser malgré tout. Le tarif des billets et la concomitance du paris manga ont découragé une partie des visiteurs potentiels. L’on espère que les organisateurs reverront leur copie dans l’éventualité d’une seconde édition, qu’ils proposeront plus de stands et seront plus a l’écoute des attentes des fans. La France étant le second pays consommateur de pop culture japonaise au monde, juste après le Japon, les attentes du public sont d’autant plus fortes.

 

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Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

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