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[EXPO] Le 27° Salon du dessin, au Palais de la Bourse

[EXPO] Le 27° Salon du dessin, au Palais de la Bourse

23 mars 2018 | PAR Ines Guillemot

Le salon du dessin (21-26 mars) a ouvert ses portes hier mercredi 21 mars, au Palais de la bourse. Rendez-vous incontournable des collectionneurs, l’exposition fait la part belle aux grands maîtres, comme aux feuilles plus surprenantes. Un seul mot d’ordre: « laissez-vous surprendre, et regardez sans préjugés ! » (Olivier Meslay, directeur du Clark Art Institute).

Difficile de ne pas trouver son bonheur dans les allées du 27° salon du dessin. Avec plus de 1000 oeuvres, s’étalant sur une période allant de la Renaissance à nos jours, l’exposition a de quoi ravir les néophytes, comme les amateurs. Les feuilles sont minutieusement sélectionnées par des galeristes de renommée mondiale: parmi les 39 exposants présents, plus de la moitié viennent de l’étranger. Ils sont américains, suisses, allemands, hollandais, belges, ou espagnols. Et appartiennent souvent à des fondations émérites: la Reginart Collections (Genève), la Jill Newhouse Gallery (New York), la Martin Moeller & Co (Hambourg), ou encore la Rosenberg & Co (New York), créée en 2015 et qui fait son entrée cette année dans le salon.

À la manière des artistes, les galeristes apposent leur patte sur les collections. Sélection, encadrement, parti-pris, associations: tout est fait pour mettre en valeur les oeuvres. À leur façon. Aussi, la galerie Ditesheim & Maffei (Neuchâtel) choisit-elle de mettre à l’honneur le pastel, exposant des feuilles de Degas, d’Augusto Giacometti, et d’Irving Petlin. Tandis que la Onno van Seggelen Fine Arts (Rotterdam) consacre son exposition aux maîtres hollandais et aux symbolistes belges, avec un dessin très rare: celui de Jacob Haafner à Ceylan, l’un des premiers européens à s’être révolté contre le colonialisme. La Lowell Libson & Jonny Yarker Ltd, quant à elle, fait de l’art du spectacle le sujet central de ses collections.

Dans l’ensemble, on note une grande qualité. Et des oeuvres phares. La grande star de cette année: une encre de chine de Monet, Le phare de l’hospice à Honfleur (1865). La seule connue de l’artiste. On trouve également une encre de Géricault, une autre de David, plusieurs Picasso, les 5 fleurs à sa beauté de Matisse. Et surtout, une grande richesse de maîtres impressionnistes: plusieurs pastels d’Edouard Vuillard, mais aussi Bonnard, Pissarro, Renoir, Degas, et Marquet.

Même si pour Olivier Meslay, directeur du Clark Art Institute et invité du Salon du dessin, « mieux vaut un chef d’oeuvre d’un artiste secondaire qu’une oeuvre moyenne d’un grand maître ». Au visiteur donc, de se laisser surprendre.

Parmi les temps forts du salon, on note également l’espace consacré aux collections du Musée d’Art de Nantes, tout juste rouvert, et une exposition de dessins de la Maison Chaumet. Enfin, pour redonner une place à l’art contemporain, un peu absent des collections, le salon consacre l’oeuvre de trois artistes, dans le cadre du Prix du dessin contemporain de la Fondation Daniel et Florence Guerlain: la suédoise Mamma Anderson, la japonaise Leiko Ikemura, et la néerlandaise Juul Kraiger. Le jury a récompensé, jeudi 22 mars, Mamma Anderson, connue pour l’univers cinématographique et théâtral qu’elle dépeint dans ses réalisations.

Entrée: 15€

Plus d’informations ici.

Visuel: Affiche Salon du dessin// Palais Brongniart// Le phare de l’hospice à Honfleur (Monet, 1865)

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Ines Guillemot

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