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Drawing Now : éloge au dessin contemporain

Drawing Now : éloge au dessin contemporain

23 mars 2017 | PAR Laetitia Zicavo

Du 23 au 26 mars, le Carreau du Temple fait peau neuve pour accueillir un rendez-vous annuel incontournable pour les amateurs de dessin : Drawing Now, le salon du dessin contemporain. Cette année, c’est le paysage qui est particulièrement à l’honneur parmi les galeries présentes.  

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Le salon offre une vitrine idéale pour de grandes galeries françaises ou internationales. Cette année, 16 pays sont représentés. Et la découverte reste le maître mot de cet événement. Deux niveaux séparent la plateforme « Référence » et la plateforme « Émergence ». La première met en avant des travaux récents de galeries renommées, la deuxième, au niveau inférieur, promeut 20 galeries aux talents prometteurs. Parmi ces dernières, la School Gallery Paris impressionne par les œuvres puissantes d’Helena Hauss, Raphaël Tachdjian, et Konrad qui frappent aussi bien les yeux que la conscience.

Un salon aux multiples événements

Le visiteurs, flânant entre les box, peut également suivre un parcours au sein même du salon: le Master Now. Le principe : dix galeries sélectionnent une oeuvre de leur choix qu’elles considèrent comme un chef-d’oeuvre contemporain. Ces œuvres sont ensuite présentées sur fond noir, ce qui permet de les discerner.

A fleur de peau est une exposition au niveau bas qui propose les dessins « dans tous leurs états ». De matériaux et processus différents, ces œuvres sont été sélectionnées par le directeur artistique Philippe Piguet sur le thème de la complexité et de la diversité au sein du dessin.

Les coups de cœur 

Les paysages sont donc mis à l’honneur pour cette 11e édition du salon. La déclinaison de Montagne Sainte Victoire numéro 1, 2, 5 et 13, 17 et 20 par Etel Adnan pour la Galerie Lelong le montre bien. Les six dessins ont un même modèle mais semblent représenter des avancements différents dans le processus de création. Si trois d’entre eux sont réalisés seulement au crayon, les trois autres y ajoutent l’aquarelle.

Toujours des paysages mais un autre format : les quatre grands dessins d’Emmanuel Régent trônent à l’entrée du salon pour la galerie Caroline Smulders. L’usage de l’encre de chine donne un effet théâtral aux Zones de l’oubli qui représentent un travail du trait pointu.

La Galerie Catherine Putman s’est faite remarquée grâce à quelques dessins de Frédéric Malette dont les Prémices de sublime inutilité, un travail sur la verdure au graphite sur papier. Ce travail de 2016 se divise en trois dessins exposés au salon. Une jolie étude entre l’effacement et la netteté.

Visuels : © Photographies LZ des œuvres :

Etel Adnan, Montagne Sainte Victoire 1, 1990, crayon et aquarelle sur papier, Galerie Lelong.

Etel Adnan, Montagne Sainte Victoire 2, 1990, crayon et aquarelle sur papier, Galerie Lelong.

Etel Adnan, Montagne Sainte Victoire 5, 1990, crayon et aquarelle sur papier, Galerie Lelong.

Etel Adnan, Montagne Sainte Victoire 13, 1990, crayon sur papier, Galerie Lelong.

Etel Adnan, Montagne Sainte Victoire 17, 1990, crayon sur papier, Galerie Lelong.

Etel Adnan, Montagne Sainte Victoire 20, 1990, crayon sur papier, Galerie Lelong.

Frédéric Malette, Prémices de sublime inutilité #2, 2016, graphite, Galerie Catherine Putman.

Emmanuel Régent, Les zones de l’oubli, 2017, encre de chine sur papier marouflé sur toile, Galerie Caroline Smulders.

© Raphaël Tachdjian, La fabrique à cancres, 2015, pierre noire et graphite sur papier, triptyque, 55 x 70 cm x 3 © Raphaël Tachdjian, courtesy School Gallery – Olivier Castaing

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