Arts
Naples : O Metro mio

Naples : O Metro mio

11 décembre 2013 | PAR Audrey Altimare

Sa Dolce Vita et ses bords de mer, le soleil, l’accent chantant, le cri des Italiennes à leurs fenêtres… Naples réunit tous les critères pour être considérée comme une ville typique du sud de la péninsule adriatique. Tous sauf un : avoir un musée mondialement connu. Ne défiez plus les Napolitains, la chose est faite, et tout se passe dans le métro !

S’étalant sur 15 stations du métro napolitain, ce musée compte près de 200 œuvres contemporaines, conçues par les plus grands architectes, designers et artistes du monde. Le tout
pour la modique somme de 1.30 euros, le prix d’un trajet.

Elles portent le nom de « Stations de l’Art » et leur objectif est double. Elles s’inscrivent tout d’abord dans le vaste plan d’urbanisme et de développement des transports en communs de la ville. Plus subtilement, Achille Bonito Oliva, coordinateur artistique, a demandé à chaque artiste de « créer une œuvre qui s’insère dans la station, pas seulement de décorer la station ». Le but étant de créer un « musée obligatoire » afin de faire naître une « familiarité » avec des voyageurs qui ne vont pas souvent au musée, dans une ville où le chômage des jeunes s’envole à 47%. Evidemment, cela se paye au prix fort. L’opération est lancée depuis le début des années 2000 et le budget s’élève à 1,5 milliard d’euros, la moitié étant financée par l’Europe.

Toutefois, le résultat est là ! Reliée au monde extérieur par un puis de lumière, la gare Toledo, avec ses carrés de mosaïques bleus qui offrent un voyage au fin fond de la mer tyrrhénienne, vient d’être nommée comme l’une des plus belles stations d’Europe par The Daily Telegraph.

Toutes impressionnent de par leur originalité. Pour cela, il suffit de s’intéresser d’un peu plus près à l’œuvre By the sea… you and me de Robert Wilson où des panneaux incrustés d’ampoules LED se déclenchent à chaque passage. Les Français sont aussi de la partie, avec la participation de François Dominique Perrault, architecte de la Bibliothèque nationale de France, dans la création de la station Garibaldi.

Il faut maintenant trouver un nom à ce métro restauré ! Construit en 1993, « le plus vieux » semble
presque ironique. « Le plus vaste » ? Il ne compte que 26 stations. « Le plus beau d’Europe » ? Moscou crie déjà au vol mais l’affaire reste à débattre !

Visuels : © site du métro napolitain

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Audrey Altimare

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