Marché de l'art

Pour ses 10 ans, la Fondation Francès organise une vente de ses photos chez Sotheby’s

Pour ses 10 ans, la Fondation Francès organise une vente de ses photos chez Sotheby’s

26 septembre 2019 | PAR Yaël Hirsch

Ancrée à Senlis, la Fondation Francès, portée par le couple de collectionneurs Estelle et Hervé Francès fête cette année ses 10 ans. Riche de 600 oeuvres et 260 artistes, la collection de la Fondation a d’ores et déjà permis d’organiser 22 expositions. Pour souffler ses 10 bougies, elle a choisi de mettre en vente pendant le mois de la photo une trentaine de clichés majeurs signés Richard Avedon, Tracey Emin, Nan Goldin, Irvin Penn ou Robert Mapplethorpe. La vente se déroulera le 8 novembre 2019 à 16 heures, chez Sotheby’s où nous avons pu entendre les collectionneurs.

Énergique et passionné, le fondateur de l’agence Okó, Hervé Frances a l’oeil qui brille quand il revient sur les débuts de la collection, il y a quinze ans. Au début, les époux et parents de quatre enfants s’offraient des oeuvres sans objectif de collection. « Nous avons commencé à comprendre que nous étions collectionneurs avec une Morgue d’Andres Serrano : nous l’avions achetée sans savoir où nous pourrions la mettre chez nous » A l’image cette oeuvres de Serrano, les trésors de la collection Francès sont volontiers radicaux. « Nous sommes aussi rendus compte avec le recul que les œuvres avaient un thème commun, celui de l’homme et ses débordements », explique Hervé Frances. Et sa femme, Estelle, fondatrice elle de l’agence Arroi (le contraire du désarroi) remarque « Au début, on nous demandait si nous n’étions pas allemands », tant les oeuvres sélectionnées étaient radicales et âpres. Ces oeuvres, c’est vraiment à deux que les fondateur les choisissent : « Cela doit être une évidence ».

La Fondation naît un peu après le début de la collection, dans une bâtisse voisine de leur maison, à Senlis, dans les Hauts de France. Un projet engagé, autour de la création contemporaine que la Fondation défend, mais aussi autour de l’idée que l’art est un vecteur social aussi et surtout dans des régions où son accès n’est pas une évidence : c’est ce que permet le programme pédagogique La fabrique de l’esprit, très cher à Estelle Francès, qui s’étend jusqu’à Arras, Lille et Saint-Quentin, et qui bénéficiera des bénéfices de la vente du 8 novembre. C’est aussi avec un souci d’intérêt général et de mise en avant de l’art contemporain dans tous les territoires que la Fondation organise des expositions hors les murs.

Les photos mises en vente seront à voir dès le 6 novembre chez Sotheby’s, la vente a lieu le 8 à 16h. Le 9 novembre, en tant que partenaire du programme Akaa (Also Known As Africa) au Carreau du Temple, la Fondation francès organise une navette depuis ce centre parisien vers Senlis pour aller voir notamment l’exposition en place jusqu’au 21 décembre décembre de Kader Attia.

visuel :Tracey Emin, I’ve Got It All, 2000, Tirage numérique, édition 2/6, 120 x 104,8 cm, Estimation :40 000-60 000 € © Adagp, Paris, 2019 /© Tracey Emin

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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