Arts

Les vernissages de la semaine du 9 octobre

Les vernissages de la semaine du 9 octobre

10 octobre 2012 | PAR Charlotte Bonnasse

Cette semaine des galeries haut-de-gamme ouvrent leurs espaces à des artistes trop connus, dans des expositions personnelles ou collectives qui n’ont pas peur de réinventer les problématiques de l’art contemporain.

Vendredi, à la galerie Popy Arvani, Nicolas Panayotou et Lokiss font éclore 12 silences à 4 mains. Le premier représente la jeune garde de la peinture cinétique, le deuxième un graphiste métaphysique. L’un dresse des grands fonds poétique et l’autre y u applique des forme rêveuses. Un quatre main symbolique qui invite au voyage. Galerie Popy Arvani, 7,rue Jean-Pierre Timbaud, m° Parmentier, 18h15-21h15.

Samedi, la galerie Patricia Dorfmann présentera l’exposition personnelle de Baptiste Debombourg, Massacre innocent. L’artiste, finaliste pour le Prix Meurice 2012, s’éloigne à dessein du temps d’Hérode par le choix du titre, car c’est en premier lieu la plasticité des formes et leur capacité à s’insérer dans des scénarios différents qui intéressent l’artiste, comme ces tanks sur fond de ruine contemporaine. A la recherche d’un langage efficace, Baptiste Debombourg vise à l’évidence une puissance de frappe, en utilisant le support de l’aggravure, procédé mécanique qui permet une mise à distance. Jusqu’au 17 novembre, du mardi au samedi de 14h à 19h. Galerie Patricia Dorfmann, 61 rue de la Verrerie, 75004, Paris.

La Semiose Galerie présentera dès samedi l’exposition collective « Je est un autre », réunissant les oeuvres de General Idea, Présence Panchounette, Richard Pettibone, André Raffray et Ernest T. Une exposition qui remet sur le tapis la question des identités, celles que posèrent les premiers Dada, Picabia ou Marcel Duchamp. Les très acides saillies de Présence Panchounette ou d’Ernest T. contre la paresse complaisante d’œuvres réduites à la déclinaison,  font écho aux « Copyright paintings » du groupe General Ideas, qui épinglent une réduction mercantiliste des territoires de la recherche artistique. Du Mardi au Samedi de 11 heure à 19 heure et sur rendez-vous, jusqu’au 17 novembre. Semiose Galerie, 54, rue Chapon, 75003 Paris.

Toujours à partir de samedi, la galerie Bernard Jordan présentera l’exposition personnelle de Alex Hanimann. La démarche d’Alex Hanimann se place dans un ensemble de pratiques contemporaines très diverses, au carrefour de l’interaction entre l’art et les mots qui s’est nouée tous azimuts dès le début du 20e siècle. La présence du langage écrit est en effet devenue de plus en plus insistante dans le territoire plastique et la valeur proprement visuelle de l’écriture est allée jusqu’à exclure de l’image tout autre élément que le scripturaire. C’est exactement dans cette fracture que s’articulent les deux pans des recherches d’Alex Hanimann qui peuvent subrepticement se rencontrer sur certains de ses dessins dans lesquels le texte survole tel un titre le sujet dessiné ou vient s’inscrire dans une bulle expressive de bande dessinée. Du mardi au samedi, de 14h à 19h. 77, rue Charlot, 75003 Paris.

L’artiste italien Rudolf Stingel, lui aussi connu pour contester les notions traditionnelles de la paternité des oeuvres d’art,  sera exposé à la Gagosian Galerie à partir de jeudi prochain et ceci jusqu’au 21 décembre. Pour explorer les processus de création, l’artiste utilise installations et peinture abstraite.  Désir de répétition, dépersonnification sont ce qui le caractérise. Du mardi au samedi, de 14h à 19h, 4, rue de Ponthieu, 75008 Paris.

Visuel 1 (à la une) Ernest T. à la Semiose Galerie.

Visuel 2 (en-tête) Baptiste Debombourg à la galerie Patricia Dorfmann.

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