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Les vernissages de la semaine du 21 novembre

Les vernissages de la semaine du 21 novembre

21 novembre 2012 | PAR Tatiana Chadenat

Partez à l’aventure, la vraie ! Cette semaine de vernissages vous offre tour à tour un voyage oriental orchestré par Dia Al-Azzawi au coeur de l’existence des bédouins et des nomades d’Irak, une exploration du Petit Tibet avec la photographe Danielle Delay, des univers surréalistes – celui de Dali, celui Chloé Poizat – les fameux espaces vides de Lynne Cohen, une découverte des forêts angevines et des savanes sahariennes avec Marie Appriou et Guillaume Dégé. Et bien d’autres encore. Accrochez-vous !

Pour commencer le listing des vernissages, voici … une vente d’oeuvres d’art ! L’atelier 40 (40 av de Flandre 75019 Paris) organise cette vente aujourd’hui de 15h à 21h mais aussi dimanche de 11h à 17h ! Offrez-vous les oeuvres de Georges Dumas, Amaryllis Joskowicz, Gregory Loth, Jean-Marc Quittard ou Emmanuel Yvard … Elles coûtent entre 50 et 450 euros ! En cette fin d’année, laissez-vous  tenter ….

Le premier jour du début des vernissages (en vrai) met la barre haute : Salvador Dali, l’homme aux moustaches qui défient les lois de la gravité, est verni au Centre Pompidou aujourd’hui ! L’exposition qui, en 1979 a enregistré le record de fréquentation de Beaubourg a été revisitée par ses commissaires – Jean-Hubert Martin, Montse Aguer, Thierry Dufrêne et Jean-Michel Bouhours – pour l’année 2012. Elle aborde l’artiste sous un angle plus large, des peintures qui fondent sa notoriété aux productions moins connues (des petits formats, des témoignages littéraires de sa production cinématographique, sa production cinématographique) tapissent cette fois les murs. La rédaction a déjà pénétré les lieux en exclusivité, découvrez notre critique ici.

Pour ceux qui ne peuvent pas se libérer aujourd’hui. Pas de panique. Le 22 novembre 2012 est un grand jour pour les vernissages. C’est d’abord l’artiste irakien Dia Al-Azzawi qui est à l’honneur à la Galerie Claude Lemand du 6ème arrondissement de Paris (16 rue Littré). L’exposition déroule les peintures et gouaches de l’artiste de 1963 à 2011. Le message du peintre, graveur, sculpteur et artiste du livre qui retrace bien son œuvre est le suivant : « Elle (son œuvre) s’inscrit dans le mouvement de renaissance de l’art arabe, mais elle est universelle dans sa dimension, et intimement liée à l’histoire ainsi qu’aux valeurs de la culture contemporaine ».?Les toiles orientales lumineuses laissent s’échapper une réalité douloureuse. Une émotion se dégage. Derrière le langage plastique, l’agencement des formes, des couleurs utilisées, c’est l’homme qui parle de son pays, de l’existence des bédouins, des nomades, des paysans en Irak, des tribus obscures. Un tapis d’Orient fait de symboles.

C’est ensuite la photographe Danielle Delay qui est vernie le jeudi 22 novembre à 19h à la Galerie Le Scribe l’Harmattan dans le 5ème (19 rue Frédéric Sauton). Une exposition intitulée « Ladakh », retrace comme son nom l’indique un voyage dans les méandres du Petit Tibet. La photographe nous plonge dans l’univers himalayen, sa civilisation riche et vivante, et sa beauté merveilleuse. L’artiste adepte de photos de voyages sait, à force d’expérience, capter le monde dans sa diversité. Galerie Le Scribe L’Harmattan.

En ce même jour saint des vernissages, le jeudi 22 novembre, le Point Ephémère (200 Quai de Valmy 75010 Paris) est heureux d’accueillir Chloé Poizat, illustratrice de romans, d’affiches de théâtre, de musique et pour la presse, l’artiste y dévoile son travail autour de la fiction, du lien entre la littérature et le cinéma. Avant le romantisme noir au musée d’Orsay, voici l’exotisme noir avec les thèmes récurrents de la métamorphose, de l’absurde et de la citation. Chloé Poizat déroule ses créations inquiétantes, à la frontière du rêve et de la réalité, du conscient et de l’inconscient. Vous découvrirez ou redécouvrirez des créatures fantasques, des fantômes, des monstres nocturnes jadis rêvés que vous pensiez avoir oubliés …

Surprise, le jeudi 22 novembre, encore un vernissage ! Pour clôturer la tournée des galeries de ce jeudi dense, la galerie G-Philippe & Nathalie Vallois (36 rue de Seine dans le 6ème) présentent Paul Kos, figure de proue de l’art conceptuel, pour une exposition aux attraits poétiques : « Allégories et métaphores ». L’exposition mélange tour à tour vidéos expérimentales des années 70, sculptures récentes et installations interactives mettant en valeur le talent de l’artiste, son goût pour les matériaux et objets en tout genre, leurs dimensions hautement symboliques, pointant du doigt les contradictions et absurdités du réel.

En parallèle à cette monographie, la galerie, en sa Project Room, consacre l’artiste Julien Berthier (né en 1975). Le rapprochement des deux artistes, est volontaire : le second ayant eu le premier en professeur, il apparaît largement influencé dans son œuvre par son maître. La Project Room sera ainsi l’occasion d’étudier les points communs des deux artistes.

 

La Sémiose galerie (54 rue Chapon dans le 3ème) vernit deux artistes d’un seul coup le samedi 24 novembre. Commençons d’abord par Laurent Le Deunff,artiste remarqué lors de la double exposition Dynasty au Musée d’Art Moderne et au Palais de Tokyo, il présente des formes – dessins, sculptures, miniatures et monumentalité – qui structurent le monde, à la fois rêvé et éprouvé. Ensuite, l’exposition « Pavillon de chasse » de Jean-Marie Appriou et Guillaume Dégé. Les artistes racontent la chasse à leur manière. De leur imaginaire ressurgit les pratiques presques oubliées de la chasse. Une rêverie des forêts angevines aux savanes sahariennes, dans lesquelles le fusil tient évidemment un rôle central.

Dans le cadre du fameux mois de la photo, l’exposition de Lynne Cohen se termine à la Galerie In Situ (6 rue du Pont de Lodi dans le 6ème) ce samedi 24 novembre. Le finissage a lieu à 14h00. Ces photos, entre ready-made et l’installation donnent à voir des espaces salons, salles de classe, hôtels, entreprises, installations militaires vides quasi-fictionnels. A cet égard, Jean-Louis Poitevin, dans Extrait de l’infigurable écrit : « Ambivalents, les lieux que Lynne Cohen photographie le sont en ce qu’ils représentent des lieux réels fonctionnels, mais qui, vidés de leur fonctionnalité à la fois par la manière dont ils sont photographiés et par le fait de devenir images, accèdent à une dimension plastique. Chaque lieu est à la fois, sociologiquement et esthétiquement parlant, intéressant. La coexistence de ces deux qualités le rend indéniablement ambivalent ». L’artiste elle-même explique : « Chacune de ces images est instable, voire déstabilisante. Chacune est comme suspendue entre être une chose et n’être rien. Il est ainsi, le plus souvent, très difficile de savoir d’où vient la lumière ; pourquoi les ombres et les reflets sont si singuliers ; pour quelle raison les objets peuvent sembler trop grands ou trop petits » Ne manquez pas cette dernière occasion de découvrir les oeuvres de cette artiste hors-pair.

Toujours dans le cadre du mois de la photo, la galerie Polka ( 12 rue Saint-Gilles, 75003 Paris) présente trois artistes  Philippe Guionie, Sara Imloul et Donata Wenders qu’elle vernit le samedi 24 novembre à partir de 16h !

Pour clore la semaine des vernissages, la fondation d’entreprise Ricard (12 rue Boissy d’Anglas 75 008 PARIS) accueille Matthieu Mercier, pour une exposition de ses oeuvres – sculptures et installations  – qui interrogent la place de l’art dans notre quotidien. Le statut utilitaire de l’objet a été dissous pour être mieux penser. De ce point de vue, ses travaux se trouvent aux frontières de l’abstraction et du réel. Le vernissage a lieu le Lundi 26 novembre et dévoile le travail méticuleux à la logique aussi imparable qu’insaisissable.

Si vous avez manqué le vernissage (qui avait lieu hier) de l’exposition « du Métier à l’Oeuvre » il est toujours temps d’aller y faire un tour. L’exposition se donne aux Ateliers de Paris ( 30, rue du Faubourg Saint-Antoine dans le 12ème) et l’Association pour la Promotion des Arts de la Reliure qui met en avant la synergie existante entre la reliure et d’autres arts. Sont ainsi à l’honneur dans cette manifestation,13 artisans relieurs et d’autres métiers du savoir-faire, du tapissier au graveur sur verre, du créateur textile au modiste.

Visuel : Affiche Lynne Cohen à la Galerie In Situ

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Tatiana Chadenat

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