Arts

Les vernissages de la semaine du 1er Mars

Les vernissages de la semaine du 1er Mars

01 mars 2012 | PAR Celeste Bronzetti

Pour prendre congé du rapide mois de février et saluer les premiers souffles printaniers, voici quelques rendez-vous parisiens à ne pas rater pendant ces tout premiers jours de mars.

Jeudi 1er mars
La Galerie Laurent Godin ouvre ses portes au Trou noir de Gonzalo Lebrija, artiste mexicain généralement attaché aux icônes éphémères du monde moderne, dont il fait des allégories de l’hypocrisie des pouvoirs commerciaux et politiques; avec Trou Noir il prend son envol vers une réflexion plus abstraite sur le temps,  les rapports du présent au passé et au futur. David Kremer aussi sera présent à la galerie Godin, avec ses œuvres plus concrètement chargées d’ironie par rapport à l’actualité, aux faux modèles de réussite dont on est forcés, par la publicité et les images médiatiques, à absorber les idéaux trompeurs.

2, rue Geoffroy Langevin
75004 Paris
T. 09 54 29 30 10

À la Galerie Nivet Carzon on signale l’ouverture au public de l’exposition de Emel Kurhan, Tales of a fairy, qui se présente plus comme un récit que comme une véritable vitrine d’images. Elle raconte l’histoire de sa mère et de la question problématique de l’identité individuelle en Turquie.
5, rue du grenier Saint-Lazare
75003 Paris
M° Rambuteau

Vendredi 2 mars
La Galerie Yvon Lambert attire notre attention avec la présentation de la dernière oeuvre de Carlos Amorales, issue d’une réflexion tout à fait nouvelle de l’artiste autour de la mort et du langage. Il semble s’éloigner, avec cet ensemble d’images lourdes tirées de la presse mexicaine, de l’univers conceptuel dans lequel flottait sa création précédente.

108 rue Vieille du Temple, 75003, Paris/ Tel+ 33 1 42 710 933

Samedi 3 mars
Toujours dans le 3è, la Galerie Aline Vidal, présente Abracadabra, nom qui donne raison du point de vue de l’artiste, préoccupé de montrer les gens en action autour de lui, un monde en mouvement qui tisse quotidiennement des inventions nouvelles ou des magies renversées. Un esprit d’adolescent révolté semble surgir de cette œuvre, dont l’énergie dégagée est à tester, ainsi que la traduction du passage continu des hommes que l’artiste hollandais Herman de Vries cherche à traduire avec son Trafic, collection présentée dans la même galerie qui souhaiterait revitaliser le moment où on apprend à regarder.
70, rue Bonaparte
75006 Paris
T. 01 43 26 08 68

Dans la Galerie Almine Rech, Openings, la première exposition de Curtis Mann semble promettre une interprétation intéressante du rapport entre négatif et positif, si on se rapporte à son œuvre photographique, ou à celui entre création et support si on se réfère à l’action de l’artiste tout court.
19, rue Saintonge
75003 Paris

La Galerie Thaddeus Ropac, l’artiste d’origine indienne Raqib Shaw présente propose sa prémière création individuelle, à la frontière entre installation et dessin, qui semble contenir l’essence de l’onirisme fantasmagorique qui lui est propre, chargé d’une tension au sublime renouvelée.
7, rue Debelleyme
75003 Paris
M° Saint-Sébastien-Froissard ou Filles du Calvaire

Dimanche 4 mars
Et pour ce premier dimanche de mars on signale un finissage qui s’annonce bien pétillant, avec un atelier de Milonga au début d’après-midi et un apéro de cloture des danses: La Galerie G – l’art au Garage, congédie aux rythmes séducteurs du Tango L’Attrape-corps, une exposition centrée sur l’exploration du corps et de ses multiples langages.
23 rue des Lilas, Paris 19ème, (à l’angle de la rue Eugénie Cotton) métro Pl des Fêtes.
lartaugarage.over-blog.com/ on

Lundi 5 mars
Le week-end des vernissages se prolonge cette semaine jusqu’à ce premier lundi de mars: la Fondation d’entreprise Ricard présente Le Hibou tourne la tête pour regarder ailleurs, de Vittorio Santoro: une série de créations aux multiples supports qui traduisent son regard tourné vers l’ordinaire quotidien: photographies, objets industriels, jeux de lumière essayent de dévoiler les mécanismes essentiels des comportements humains.12, rue Boissy d’Anglas
75008 Paris

Visuel : Rabiq Shaw, To be titled, 2012.

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Celeste Bronzetti

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