Arts

Les fantômes de l’art contemporain s’exposent à la Conciergerie

05 novembre 2009 | PAR Yaël Hirsch

Jusqu’au 12 décembre, la Conciergerie accueille en partenariat avec le nouveau festival du Centre Pompidou l’exposition « Le sort probable de l’homme qui avait avalé le fantôme ». Une invitation à jouer avec ses propres fantômes en compagnies de Maurizio Cattelan, Kiki Smith, Valérie Belin, Olaf Breuning, Merce Cunningham, Mario Garcia Torres, Xavier Veilhan et bien d’autres…

Olaf Breuning & Bernard Willhelm
Olaf Breuning & Bernard Willhelm

En collaboration avec Bernard Blistène, qui chapeaute le nouveau festival pompidolien, Christian Rizzo, l’homme orchestre de l’exposition a voulu mélanger les genres et les styles : chorégraphie, photographie, sculpture, et même art textiles sont mis au service d’une réflexion amorcée à partir du titre d’un recueil de nouvelles du XIX e siècle : « Laissez le choix au lecteur de décider du sort probable de l’homme qui avait avalé le fantôme ». Tout un programme de réflexion sur les hantises du corps et leur échos dans l’oeil et l’âme, à voir dans la beauté immuable de la Conciergerie.

Parmi les pièces de toutes tailles et de tous genres, un peu fêlées et très hantées, on notera tout particulièrement :
– les figurines immaculées de la plasticienne allemande Kiki Smith.

Kiki Smith, Tahitian girls with Feathers, 2005
Kiki Smith, Tahitian girls with Feathers, 2005

– le travail du verre du sculpteur israélien Izhar Patkin.

Izhar Patkin, The Messiah's glass, 2003-2007
Izhar Patkin, The Messiah's glass, 2003-2007

– et les danseuses trop glamour et trop conformes de la photographe française Valérie Belin.

Valérie Belin, Ballroom Dancers, 2008
Valérie Belin, Ballroom Dancers, 2008

Jusqu’au 12 décembre, « Le sort probable de l’homme qui avait avalé le fantôme« , La Conciergerie, tljs 9h-17h,2 boulevard du Palais, Paris 1ier, m° Saint Michel, Châtelet, Cité,12,50 euros (TR 9 euros).

Le + : évidemment la visite de cette ancienne prison impressionnante qu’est la Conciergerie,et notamment de la cellule reconstituée de Marie-Antoinette.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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