Arts
Le furoshiki : un écogeste pour petits et grands

Le furoshiki : un écogeste pour petits et grands

02 décembre 2012 | PAR Géraldine Bretault

À l’heure des achats de Noël, comment ne pas frémir en songeant au nombre de sacs plastiques et de papiers cadeaux qui vont être gaspillés pour quelques minutes de plaisir ? Alors cette année, pourquoi ne pas adopter le furoshiki pour emballer vos cadeaux ? Et découvrir que derrière cette pratique se cache tout un art de vivre plus respectueux de notre environnement…

Un samedi après-midi, au musée Guimet, ma jeune cobaye et moi avons rendez-vous avec Aurélie Le Marec pour un atelier d’initiation en famille. Avec nous, des fillettes et un garçon accompagnés d’un parent ou d’une mamie dans le coup. Aurélie nous guide d’abord dans les salles du musée consacrées au Japon. Au cours d’une visite brève mais passionnante, nous découvrons en observant des estampes, des paravents, ou des coffrets anciens que le furoshiki est présent depuis le VIIIe siècle au Japon. Répandu dans toutes les couches de la société, utilisé par les samouraïs comme par les gens du peuple, le furoshiki s’impose durablement comme moyen de portage et d’emballage. Naturellement, les révolutions industrielles et l’avènement des matériaux d’origine pétrolière lui ont causé du tort au XXe siècle. Pourtant, ses atouts sont si nombreux que le gouvernement japonais s’efforce aujourd’hui de lui redonner toute sa place.

Le furoshiki au XXIe siècle, ce sont des carrés de tissus de différentes tailles, que vous nouez (en deux heures, les nœuds plats, nœuds de vache et les oreilles de lapin n’auront plus de secret pour vous !) pour former un sac – non seulement cela, mais les différentes configurations s’adaptent aux mille et uns objets de notre modernité : ordinateur portable, livres, bouteilles, guitare (si, si !), etc. Les vertus de l’initiation en famille apparaissent immédiatement : les enfants de 5 ans et plus se prennent rapidement au jeu, la pratique est ludique. Si les tissus japonais nous ravissent par le charme de leur symbolique ancestrale, dévoilée par Aurélie (le lapin et la lune, la fleur de cerisier…), la technique s’applique bien sûr à tous les types de tissus, que ce soient des madras, des tissus africains, des bandanas, etc….

Alors, selon la coutume japonaise, pourquoi ne pas offrir vos cadeaux emballés dans un furoshiki ? Votre cadeau original, deux en un, sera aussi l’occasion de diffuser cette pratique et ses avantages écologiques…

 

Passionnée par le Japon et diplômée de l’Ecole du Louvre, Aurélie Le Marec crée en 2009 L’Atelier du Furoshiki en région Loire-Atlantique et propose des ateliers d’initiation publics ou privés. Auteur d’un livre référence sur le sujet, Furoshiki, l’art d’emballer avec du tissu, éd. Tutti Frutti, 2012, elle importe également des tissus japonais, en vente sur son site.

 


Crédits photographiques © Géraldine Bretault

De grandes espérances de Charles Dickens
[Live Report] Hellraiser, STRATAGEME & Freak Show au Paris Poppins (1/12/12)
Géraldine Bretault
Diplômée de l'École du Louvre en histoire de l'art et en muséologie, Géraldine Bretault est conférencière, traductrice et rédactrice dans le secteur culturel, collaboratrice régulière de l'ICOM, des Rencontres d'Arles, de la revue de design Etapes. Membre de l'Association des traducteurs littéraires de France et du Syndicat de la critique de théâtre, musique et danse, elle a rejoint l'aventure de Toute La Culture en 2011, autour des rubriques Danse, Expos et Littérature. Elle a par ailleurs séjourné à Milan (2000) et à New York (2001, 2009-2011), où elle officiait en tant que Docent au Museum of Arts and Design et au New Museum of Contemporary Art.

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *