Arts

La Galerie Suzanne Tarasieve ouvre un nouvelle espace dans le Marais

La Galerie Suzanne Tarasieve ouvre un nouvelle espace dans le Marais

17 mai 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

La Galerie Suzanne Tarasieve vient d’inaugurer un second espace au 7 rue Pastourelle, au cœur du Marais. Pour la première exposition du lieu, le travail de Delphine Balley, Nick Cave, Angelika Markul, Eddie Martinez, Robert & Shana ParkeHarrison, Pierre Schwerzmann. A découvrir jusqu’au 30 juillet.

Suzanne Tarasiève a ouvert une galerie à Paris en 2003, rue du Chevaleret, cette  belle aventure a pris fin en Décembre 2009. En Septembre 2008, Suzanne Tarasiève ouvert la LOFT19 l’espace,. imaginé comme un site expérimental et un laboratoire d’idées, dans la région de Belleville. Le nouveau lieu ouvert rue Pastourelle cherche a créer un pont entre les deux quartiers, Belleville et le Marais.

Depuis 2002, Delphine Balley poursuit une érie consacrée à sa propre famille. Derrière la banalité du titre et de ce qu’il évoque,  » album de famille »,  se construit un univers où le cliché (le mariage, l’anniversaire, le repas…) ne peut lutter contre la fantasmagorie qui émane des photographies de l’artiste. Nick Cave est un sculpteur, danseur et artiste performer. Il est connu pour ses Soundsuits exposés, à la Galerie Suzanne Tarasieve, pour la première fois en France. Ces sculptures extravagantes, colorées et lumineuses, dont le nom vient du bruit des cliquetis du premier prototype, ont été rassemblées pour présenter ensemble de son travail dans une exposition itinérante qui a débuté en Mars à San Francisco au Yerba Buena Art Center. L’ancienne élève de Christian Boltanski, habituée de La nuit Blanche,  Angelika Markul, recrée, en fonction du lieu ou du projet confié, son univers par le choix des matières, des lumières, et de la mise en espace de son travail. Migration(s) est une installation avec laquelle Angelika Markul trace les vies multiples du plastique, sa matière fétiche, tout en réaffirmant les fondements de sa création nourrie de répétition, de reprise et de récupération. En recyclant le plastique noir utilisé précédemment dans Monte Negro (Installation, 2011, Les nuits Parisiennes, Atrium de l?espace culturel Louis Vuitton), l?artiste met en scène la fin du périple de la matière qui de l?état de surabondance transite vers l?enfermement ou la mort. Eddie Martinez vient du street art, sa peinture s’inspire du graph pour décrire une réalité faussement enfantine. Robert & Shana ParkeHarrison , ce couple de photographe américains mettent en image la relation entre les hommes et la terres dans des clichés à la poésie indéniable. Enfin, Pierre Schwerzmann travaille la structure même du tableau, se servant du chassis comme objet, c’est de l’interaction entre l’image et l’espace que vient se raconter une histoire.

Pour cette première exposition dans un nouveau lieu, la galerie Suzanne Tarasieve frappe fort, confrontant les arts et les identités. A découvrir.

visuel (c) SHOWROOM 2010 – Derniers Travaux-Angelika Markul

 

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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