Arts

Henri Rivière, un artiste à découvrir à la BNF

20 avril 2009 | PAR Thomas

henri riviereL’affiche de l’exposition donne le ton : un paysage de mer, un peu d’écume, une barque au loin. Les traits sont fins, légers et inhabituels. Est-ce la peinture d’un impressionniste français ? Est-ce la peinture d’un artiste japonais ? Le spectateur s’interroge, ressent la double influence, ne tranche pas.

Au bas de l’affiche est écrit un nom : Henri Rivière. Artiste français. Connu de certains, inconnu pour beaucoup de gens. Né en 1864, quelques années avant l’impressionnisme, il fait ses premières expériences artistiques comme décorateur et metteur en scène de théâtre dans un cabaret de Montmartre, le Chat Noir. Henri Rivière devient aussi un grand collectionneur de l’estampe japonaise qui aura une influence majeure dans son esthétique et dans sa technique. Parallèlement, il découvre la Bretagne, qui va devenir le cadre de nombreuses de ses œuvres. Il sera aussi influencé par les paysages de Paris, de Normandie, de Savoie, de Provence. Le style Rivière est tout trouvé. Paysages changeants, modifiés par le vent, l’heure de la journée, la pluie…, finesse et simplicité du trait. Ses modes d’expression picturale sont la gravure sur bois, l’eau-forte, la lithographie, puis l’aquarelle, dont l’exposition nous explique bien les aspects techniques.

Pour comprendre les influences et les inspirations de Rivière, il suffit d’explorer deux de ses œuvres majeures. Les Trente-six vues de la Tour Eiffel, qu’il fait en hommage aux Trente-six vues du Mont Fuji du Japonais Hokusai. Les estampes d’Hokusai et de Rivière sont mises en parallèle dans l’exposition : beau moment pour analyser l’influence du Japonais sur le Français. La Féerie des heures est une autre œuvre majeure de Rivière : l’artiste, qui donne la forme de kakémonos* japonais à ses estampes, aborde un de ses thèmes de prédilection : les changements atmosphériques et météorologiques dans les paysages, au fil des heures de la journée et des saisons.

Didactique, l’exposition présentée par la BNF est une réussite. On se met à aimer un artiste qu’on connaissait peu. Une exposition pour tous (les plus jeunes aimeront aussi). Et il n’y a pas encore trop de monde, même le samedi et le dimanche !

Thomas DJIAN

Henri Rivière, entre impressionnisme et japonisme, Exposition à la BNF (site Richelieu), du 7 avril au 5 juillet 2009, Entrée provisoire (travaux) : 8, rue des Petits-Champs, Paris 2e, Mardi-samedi de 10h à 19h, dimanche de 12h à 19h. Fermé lundi et jours fériés, Tarif plein : 7 €   Tarif réduit : 5 €

A voir dans le même temps à la BNF : Controverses, cliquez ici

*kakémono : Selon le TLF, peinture japonaise plus haute que large executée sur soie et sur papier et que l’on suspend au mur.

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