Galerie
Ouattara Watts, couleurs vives sur la mappemonde

Ouattara Watts, couleurs vives sur la mappemonde

11 avril 2015 | PAR Christophe Dard

Jusqu’au 5 mai 2015, l’artiste ivoirien est exposé tout près des Champs-Elysées à Paris, à la Galerie Boulakia.

 

The Woman Of Magic Power, diptyque, technique mixte sur toile, 180 x 442cm, Courtesy Galerie Boulakia 
The Woman Of Magic Power, diptyque, technique mixte sur toile, 180 x 442cm, Courtesy Galerie Boulakia

 

Il a déjà été exposé à la galerie Boulakia. C’était il y a 15 ans… Et comme les artistes ont cette manie un brin fétichiste de retourner dans les galeries qui les ont déjà mis à l’honneur, il était tout naturel que Ouattara Watts revienne présenter quelques-unes de ses oeuvres chez Fabien Boulakia.

 

Prime time, 1996, technique mixte sur toile, 283 x 223 cm, Courtesy Galerie Boulakia
Prime time, 1996, technique mixte sur toile, 283 x 223 cm, Courtesy Galerie Boulakia

 

L’artiste ivoirien, par sa débauche de couleurs et de formes, utilise la toile comme le support d’un récit de voyage car chaque oeuvre raconte une histoire et fourmille de détails et de lectures différentes. Ouattara Watts est lui-même l’enfant de de ces voyageurs en quête d’un ailleurs où la curiosité pointe à l’horizon. D’Abidjan, sa ville natale, et son cortège de rites chamaniques, Watts choisit la France alors qu’il est trentenaire. Il s’installe à Paris, intègre l’Ecole des Beaux Arts. C’est là qu’il croise la route de l’un des plus beaux talents de la seconde partie du XXè siècle, Jean-Michel Basquiat, cette étoile filante passée dans le ciel des arts. Celui qui devient son ami l’embarque à New-York, alors capitale mondiale des arts, une nouvelle destination aussi extraordinaire que triste car c’est là que Basquiat meurt, quelques mois plus tard, en août 1988.

 

The Trance Of The Shaman, 1990 , triptyque, acrylique pigment sable et bois sur toile- 290x 390cm, Courtesy Galerie Boulakia
The Trance Of The Shaman, 1990 , triptyque, acrylique pigment sable et bois sur toile- 290x 390cm, Courtesy Galerie Boulakia

 

Le double choc de la perte de son mentor et la découverte de New-York, où il vit et travaille actuellement, influencent Watts. Du gigantisme new-yorkais, l’artiste travaille sur des grands formats. De Basquiat il reprend les couleurs vives, les petits textes comme autant de codes secrets et esquisse des formes mystérieuses à la candeur enfantine. D’ailleurs, dans The Trance Of The Shaman, certains verront sans doute dans ces figures le portrait de Basquiat.

Mais les racines africaines prennent également une part importante de son travail. De fait, Ouattara Watts fait partie de ces artistes inclassables que même les spécialistes les plus obstinés n’arriveraient pas à ranger dans une catégorie. Expressionniste, abstrait, pop-art et même cubiste et surréaliste, il est un peu tout cela à la fois, fruit de ses voyages où les mots influence et découverte sont toujours au pluriel.

Christophe Dard

 

Composition, 2014, technique mixte sur toile, 182,8 x 152,4 cm, Courtesy Galerie Boulakia
Composition, 2014, technique mixte sur toile, 182,8 x 152,4 cm, Courtesy Galerie Boulakia

 

INFORMATIONS PRATIQUES
Ouattara Watts
Jusqu’au 5 mai 2015
Galerie Boulakia
10 avenue Matignon 75008 Paris
lundi au vendredi 10h – 13h/ 14h30 – 19h et samedi 10h- 13h/ 14h30 – 18h
01 56 59 66 55
www.boulakia.net

VISUEL EN UNE
Peinture rituelle n°2, 1988, diptyque, technique mixte sur toile, 180 x 432 cm, Courtesy Galerie Boulakia.

« Do Disturb », Un week-end de performances jour et nuit du 10 au 12 avril, au Palais de Tokyo
« Chien » de Samuel Benchetrit, chienne de vie…
Christophe Dard
Diplômé d'un Master d'histoire contemporaine et d'une école de radio, Christophe est journaliste, passé notamment par Europe 1. Il travaille depuis 2013 pour Toute la Culture. Compte Instagram : https://www.instagram.com/christophe_dard/?hl=fr

One thought on “Ouattara Watts, couleurs vives sur la mappemonde”

Commentaire(s)

  • Pabalha

    Monsieur Ouattara Watts arrive à Paris à l’age de 19ans. Il integre l’Ecole Nationale supérieur des Beaux Arts de Paris.

    avril 12, 2015 at 13 h 22 min

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture