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Offscreen : l’ovni élégant de la semaine d’art parisienne

Offscreen : l’ovni élégant de la semaine d’art parisienne

21 octobre 2022 | PAR Yaël Hirsch

Imaginé par Jean-Daniel Compain et Julien Frydman autour des artistes et non des galeries, l’évènement Offscreen fait sa première à l’hôtel Salomon de Rothschild et laisse place à des œuvres monumentales ainsi qu’à beaucoup d’élégance. 

Alors que, pendant un temps, l’hôtel Salomon de Rothschild a été un musée de la photographie et que nous y avons passé avec joie quelques bals jaunes pendant la FIAC, le découvrir en pleine journée avec ses jardins à l’occasion de Offscreen est un délice. Élégant et raffiné, ce off de Paris + (Art Basel Paris qui remplace la FIAC, lire notre article) propose aux collectionneurs d’aller à la rencontre d’artistes à travers des œuvres phares (et à vendre), ces derniers étant bien sûr soutenus par leurs galeristes. 

Anthony McCall, invité d’honneur

Mais c’est au sous-sol qu’il faut commencer la visite pour interagir avec l’œuvre exceptionnelle de l’invité d’honneur Anthony McCall (représenté par la galerie Martine Aboucaya). McCall est un artiste anglais expérimental et connu pour ses « lumières solides ».  Nous ne voulons pas dévoiler ce que vous allez découvrir, mais c’est géométrique, sensuel et unique… 

De grandes oeuvres dans un cadre d’exception

Au rez-de-chaussée et au Premier étage; une vingtaine d’artistes sont à découvrir, accompagnés de leur galeristes. La première œuvre marquante est un Amazogramme de Roberto Huarcaya (représenté par Rolf Art) qui fait penser à une bague ou un bijou au centre de la maison. On retrouve trois grandes œuvres de Romeo Mivekannin, vu aux Tuileries et à Paris +, chez son galeriste, Éric Dupont. Les grandes toiles cinétiques de Carlos Cruz-Diez chez Valérie Bach sont hypnotiques. Les papiers froissés photographiques aux couleurs froides de Sheila Pinkel chez Higher Pictures nous emmènent dans le mystère tandis que Peter Kubelka coupe de la bobine pour en faire des bas reliefs (The Film Gallery), les mobiles de Carmen Winant (Patron Gallery) interrogent la fabrication du monde  et l’installation de Suzanne Lafont (représentée par Erna Hecey) est à la fois intime et spectaculaire. 

L’ensemble est résolument international, très élégant et permet de se concentrer sur quelques œuvres de grande envergure. Les collectionneurs ne s’y trompent pas et sont au rendez-vous. Et nous avons découvert deux médias partenaires très pointus : le podcast « Giving back is dead » de Scott Rover qui interroge la philanthropie et propose trois rencontres lors de Offscreen Paris ainsi que le musée communautaire international et dématérialisé Akrive

Offscreen Paris, 20-23 octobre 2022, Hôtel Salomon de Rothschild, 11 rue Berryer, 75008 Paris. 

Visuels (c) YH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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