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Les vernissages de la semaine du 6 septembre

Les vernissages de la semaine du 6 septembre

04 septembre 2014 | PAR Megane Mahieu

Le samedi 6 septembre sonnera la rentrée des artistes dans les galeries. Voici une sélection 100% Marais.

 

Jules de Balincourt « Blue Hours » à la Galerie Thaddaeus Ropac

L’heure bleue, c’est ce moment où le jour balaye doucement la nuit et offre au ciel une couleur unique. Chez Jules de Balincourt, elle se conjugue au pluriel. Celui que l’on surnomme le « Michel Houellebecq » de la peinture aime jouer des entre-deux et de l’ambivalence des objets. Il jette sur la toile des couleurs vives qui viennent non pas symboliser des sujets optimistes mais au contraire souligner l’artificialité ambiante : une part de son art figuratif nous échappe. Faussement naïf Jules de Balincourt joue sur l’imaginaire et les réminiscences. L’artiste sera présent de 16h à 18h à la galerie pour présenter cette troisième exposition solo.

• Anthony Caro « Last Works » et Daniel Dezeuze « Battements, chemins » à la Galerie Daniel Templon

Au 30 rue Beaubourg, c’est le sculpteur britannique abstrait Anthony Caro qui est mis à l’honneur un an après sa disparition. Celui qui fut l’élève d’Henry Moore a participé à la révolution de la sculpture tridimensionnelle par ces grands formats. L’exposition propose une sélection de sculptures faites ces deux dernières années par l’artiste : tubes en acier, poutres ou encore outils agricoles redéfinis par la main et le regard de l’artiste.
La matière brute est aussi promue dans l’autre partie de la galerie, impasse Beaubourg. C’est le plasticien français Daniel Dezeuze qui occupera l’espace en explorant de nouveaux chemins esthétiques proche de la philosophie chinoise. Le travail de matières « pauvres » tels que le bois, les grillages, les filets lui permet de créer ces allégories visuelles

Anna Gaskel et Douglas Gordon « Vampyr » à la Galerie Yvon Lambert.

Le vampire, en plus d’être une créature mythique, symbolise le pouvoir d’attraction et de dévoration. Au travers d’un parcours visuel et sonore dans la Galerie, Anna Gaskel filme et photographie la danseuse du Bolchoï Svetlana Lunkina et met en difficulté la notion de regardeur / regardé. Qui vampirise l’autre? Douglas Gordon donnera plus de relief à cette thématique de la dualité humaine en installant un dispositif proche des cabinets de curiosités.

Laurent Grasso « Soleil Double » à la Galerie Emmanuel Perrotin

En partant du concept que « la réalité est double », le foucaldien Laurent Grasso propose à Perrotin quarante œuvres créées pour l’occasion et mises en scène selon le scénario inventé par l’artiste. Par un travail de l’image, Laurent Grasso explore notre rapport au temps et au pouvoir. Adepte de l’hybride et des manipulations multiples, Grasso propose au regardeur plus qu’une exposition un parcours philosophique.

Sheila Hicks « Unknown Data » à la galerie Frank Elbaz

De la tapisserie à la sculpture, il n’y a qu’un fil. L’artiste américaine Sheila Hicks utilise le textile (laine, cordages, soie etc.) pour façonner ses impressionnantes pièces colorées.
En plus de cette exposition, une leçon à l’Ecole des Beaux-Arts en collaboration avec la galerie Frank Elbaz se tiendra le 15 septembre à 18h45 (entrée par le 14 rue Bonaparte). Interviendront Sarah Wilson, Professeur d’Histoire de l’Art moderne et contemporain (Courtauld Institute of Art, University of London) Monique Lévi-Strauss, auteure et historienne du textile, Clément Dirié, critique d’Art.

Brut(e)s ! à la Galerie Charlotte Norberg

Première exposition pour cette galerie sous l’initiative de la plateforme de lancement artistique «Kontakthof ». Brut(e) ! présente, promeut et met en vente le travail d’une scène artistique en devenir. 15 artistes (photographes, peintres, dessinateurs, designers, couturiers, vidéastes, installations) et plus de 80 œuvres à découvrir.
Samedi 6 septembre, 20h dîner à la galerie sur réservation à l’adresse [email protected]

Axel Palhavi « Un millier de baisers de profondeur » à la Galerie Eva Hober

Tristes figures clownesques, corps décharnés et mutilés, femmes nues au regard désolé … les étranges toiles d’Axel Palhavi mettent à mal le regardeur par son hyperréalisme retravaillé à la sauce psychédélique. On parle du « strip-tease de la voix intérieure ». Troublant.
Vernissage le samedi 6 septembre de 11h à 20h

Françoise Petrovitch « Echos » à la Semiose Galerie.

Finalement notre coup de cœur de la rentrée. Pour sa deuxième exposition solo dans cette même galerie, qui proposera en même temps un catalogue consacré à l’artiste, Françoise Petrovitch continue d’explorer le genre comme catégorie artistique. Pétrovitch met à mal plastiquement les figures enfantines, offrant une poésie sombre et spectaculaire. Comme si Louise Bourgeois rencontrait Mark Ryden et Rorschach.

Visuels : ©Galerie Thaddaeus Ropac / Daniel Templon / Yvon Lambert / Emmanuel Perrotin/ Frank Elbaz / Eva Hober /  Semiose Galerie

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Megane Mahieu

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