Galerie

La galerie Eva Hober part à la conquête du Triangle d’Or

La galerie Eva Hober part à la conquête du Triangle d’Or

21 septembre 2017 | PAR Alice Aigrain

Quinze ans après son installation dans le Marais, Eva Hober déménage pour se lancer dans un nouveau défi au 156 boulevard Haussmann. Dans ce quartier connu pour le classicisme de ses goûts, la galeriste entend diversifier l’offre en proposant une vitrine à la nouvelle génération française de l’art contemporain.

 

Ces 120m2 lumineux, transparents et ouverts sur la ville, la galeriste entend en faire un lieu qui se démarque par le dynamisme de sa politique d’exposition. Les accrochages courts et les collaborations ponctuelles permettront un renouvellement permanent de l’endroit.  En choisissant de représenter très peu d’artistes de manière permanente au profit d’une programmation plus libre et ouverte à tous les artistes français qu’elle souhaite valoriser, la galerie semble vouer à devenir un lieu où l’art contemporain se fait et se pense. Par les collaborations nombreuses avec les institutions muséales (BAL, Centre Pompidou, etc. ) qu’elle souhaite continuer à développer, Eva Hober se positionne comme une galeriste qui s’inscrit dans une réelle politique de promotion de l’art d’aujourd’hui en France.

L’inauguration de ce nouvel espace s’est faite la semaine dernière entre les toiles de Youcef Korichi, des œuvres qui reprennent la technique hyperréaliste tout en proposant un point de vue original. Se concentrant sur le détail et l’anecdotique des environnements qui nous entourent, les peintures semblent nous pousser à regarder ce qui ne se remarque pas. La technique picturale vient alors nous plonger au cœur du détail, par la fascination qu’elle opère sur le regardeur qui ne peut s’empêcher de jouer sur les distances de vision. Ce dernier s’éloigne puis s’approche voyant successivement une vue photographique, une image pixelisée puis une toile abstraite et impressionniste. La touche ressort puis disparaît, les aspérités, les empâtements s’évanouissent au gré des reflets lumineux et de l’angle de vision.

Dès le mois prochain, un nouvel accrochage viendra déjà renouveler le lieu, les photographies de Clément Cogitore envahiront les cimaises du 156 boulevard Haussmann en parallèle de l’exposition consacrée à ce dernier qui se tiendra au BAL, au même moment.

Visuels : DR

Latifa, le coeur au combat: le portrait poignant de la Gandhi d’aujourd’hui
« Fashionista » : un incompréhensible thriller psychologique [Critique]
Alice Aigrain

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *