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H Gallery : Matt Blackwell on the road

H Gallery : Matt Blackwell on the road

12 novembre 2016 | PAR Camille Bardin

Jusqu’au 19 novembre prochain, la Galerie H accueille l’artiste américain Matt Blackwell pour une retrospective inédite en France. L’exposition « Une certaine vision de l’Amérique », est une plongée dans l’Amérique contemporaine où l’artiste explore, entre autres, les problématiques de l’immigration. 

Armé de son humour irrévérencieux l’artiste Matt Blackwell, attaque avec tendresse les questions graves et terriblement actuelles que sont l’identité et l’appartenance à un pays. Ayant parcouru les Etats-Unis de long en large, il se nourrit de ses diverses rencontres pour dresser un portrait brut et spontané des cultures et points vues des populations croisées. A l’image des peintres figuratifs de la côte Ouest dans les années 1960, Matt Blackwell propose des peintures colorées où prime l’expressionnisme. Sans jamais tomber dans le pathos et le désespoir, l’artiste préfère à cela une approche plus optimiste en présentant ses sujets comme de véritables esprits libres. Ainsi si Matt Blackwell évolue dans l’univers Américain, son travail transcende la question des frontières et des nationalités.

Enfant de l’Oncle Sam, Matt Blackwell puise également l’énergie de son travail dans l’idée que le rêve américain est victime de l’irrémédiable réduction des opportunités. Militant anti-Trump, il propose par exemple un portrait désopilant du nouveau Président des Etats-Unis, mèche platine ébouriffée, ventre rond et jambes frêles. Mais ses inspirations ne sont pas que politiques. Fanatique de Bob Dylan, Matt Blackwell lui offre aussi un portrait.

Si l’ensemble de l’exposition proposée par Héliante Bourdeaux-Maurin, est d’une grande qualité et relève d’une réflexion pointue — à l’instar de la toile Not a Fat Chance, qu’elle laisse sans châssis, simplement étendue sur le mur qui fait face à l’entrée —, une oeuvre en particulier relève du sublime. Here, discrète, au fond de la galerie explose de couleurs, de sens et de beauté. Avec cette femme échouée sur une route se demandant s’il serait préférable de tourner à gauche, de poursuivre ou simplement de s’arrêter là. Sur sa tête, l’immensité de ses souvenir avec lesquels elle avance seule dans l’inconnu.

Exposition du 22 octobre au 19 novembre 2016,
du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 19h.
90, rue de la Folie-Méricourt 75011 Paris

Visuel: DR et Camille Bardin

Infos pratiques

Une pièce de 20€ à l’effigie de Marianne
Ethan Greenbaum, sculpteur photographique à la Galerie Pact
Camille Bardin

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