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FIAC hors les murs : zoom sur le Jardin des Tuileries et les berges de Seine

FIAC hors les murs : zoom sur le Jardin des Tuileries et les berges de Seine

21 octobre 2015 | PAR Araso

Pour son édition 2015, la FIAC prend comme chaque année possession de différents lieux-clés de la capitale, à commencer par le Jardin des Tuileries et des Berges de Seine, qui mettent en perspective notre environnement urbain de demain.

LA VILLE COMME TERRE D’EXPERIMENTATION

Le Jardin des Tuileries et les Berges de Seine accueillent pour cette édition un collectif d’œuvres qui rappelle que la ville est un vaste chantier en perpétuelle mutation, qui adopte des accents tantôt ludiques, tantôt apocalyptiques ou spirituels. Ce chantier est d’abord un amoncellement d’objets -hilarant Objets Trouvés de Jonathan Monk, dont certains ont éprouvé les chemins tortueux de l’industrie ou sont miraculeusement rescapés d’une attaque nucléaire –vus par Anita Molinero ou Anna Fasshauer. Il est des chantiers que l’on ne comprend pas, comme celui entrepris par Xavier Veilhan, d’autres qui resteront éternellement inachevés, d’autres qui commencent comme une statue grecque et finissent si mal qu’on les laisse sans titre –David Almejd, Heimo Zobernig. Fort heureusement, des points de lumières disséminés nous ramènent à des préoccupations plus nobles, intégrant la ville à notre besoin inhérent de spiritualité -Ai Weiwei, Circle of Animals / Zodiac heads tandis que des espaces de jeux interactifs permettent au quidam de se détendre, ou d’observer d’étranges sculptures où se cachent des garçons imaginaires – Smildjan Radic et Marcela Correa, Ernest T. Enfin, certaines œuvres laissent entrevoir un futur proche irradié par le génie d’artistes comme les frères Bouroullec, qui imaginent pour la ville de Paris un espace autonome démontable –Kiosque, ou Vivien Roubaud, dont on connaît le travail tout en rondeurs et en transparences, qui conçoit une mécanique onirique animant un lustre à pampilles tournoyant sur l’eau dans sa bulle gonflable.

L’ORGANIQUE 3.0

Ce processus de transformation bien avancé est l’occasion de développer une réflexion sur les matériaux. A priori, donc, le bois fera partie intégrante de la ville de demain, que l’on brûle d’envie d’escalader -Kengo Kuma, Yure. A moins qu’étant venu à bout de cette ressource de plus en plus rare, on l’imagine gonflable, comme dans le chalet des Berges de Seine, imaginé par Kolkoz dans une proposition déshumanisée et très eco-unfriendly ? Le monde de demain sera-t-il synthétique, intégralement recréé jusqu’au sensations sonores –Sounds by the river ? Son évolution constante nous poussera-t-elle à inverser l’intérieur et l’extérieur, à vivre dehors comme dedans, et à troquer nos vies sédentaires pour un nomadisme intelligent, nous affranchissant de l’attachement aux choses matérielles ? C’est la question que pose cette promenade hautement culturelle, entre les Tuileries et les Berges de Seines, pour l’édition 2015 de la FIAC.

Araso

FIAC 22-25 Octobre 2015, Paris

Plus d’informations http://www.fiac.com/paris

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