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Cédric Klapisch dans la ville

Cédric Klapisch dans la ville

09 septembre 2014 | PAR Megane Mahieu

A la Galerie Cinéma, le cinéaste expose ses clichés pris à Paris et New-York pour inspirer le scénario du « Casse-tête chinois » et repérer les lieux du tournage.

Barcelone, Moscou, Paris, New York … Cédric Klapisch a fait des grandes villes son terrain de jeu, ou plutôt celui de Xavier, héros de sa trilogie L’Auberge Espagnole, Les Poupées Russes, Casse-tête chinois.

« Quand j’ai commencé à travailler sur Casse-tête chinois, j’ai vite compris que ce que je racontais sur le personnage principal devait passer par une confrontation entre Paris et New York. L’état du personnage était incarné successivement par ces deux villes. Le mouvement du film est : il est parisien, il quitte Paris, il va à New York, il devient new-yorkais… Au départ je ne savais pas trop ce que ce voyage allait vouloir dire… »

Sans offrir une dualité « Paris vs New York », l’exposition trace un habile parcours de mise en perspective. De la métaphore à la métonymie, les deux villes s’offrent à l’œil du cinéaste et l’on se balade dans la galerie comme on se baladerait dans les villes. Comme le souligne Klapisch « (…) on peut partir des petits détails plus spécifiques. Une fenêtre. La poignée d’une porte. Il est intéressant de voir comment, dans un micro détail, il y a déjà l’âme de cette ville. »

Ainsi la photographie de l’intérieur d’un appartement haussmannien en appelle à tout un imaginaire parisien, parquet grinçant et poussière des livres de collections, pendant qu’un cliché donnant à voir une rangée d’élégantes bouteilles d’alcool donnent à sentir l’ivresse de « la ville qui ne dort jamais ».

Il semblerait que ce ne soit pas seulement en photographe ou en cinéaste que résonne Klapisch mais aussi en peintre. Ainsi l’accent est mis sur le travail de la ligne, à l’horizontalité du panorama parisien s’oppose la verticalité des buildings new-yorkais; mais aussi de la lumière, la fameuse grisaille parisienne contraste avec les couleurs vives new-yorkaises.

Dans ces paysages urbains, des silhouettes se découpent : on reconnaît par exemple l’actrice Déborah François. Point d’orgue de ces présences fantomatiques : une longue ligne de photographie présentant le reflet de Romain Duris dans la vitre d’un train symbolise le mouvement de la machine et atteste du statut de muse de l’acteur fétiche de Klapisch.

Paris New York, à la Galerie Cinéma / Anne-Dominique Toussaint, 26 rue St Claude, Paris 3ème

Jusqu’au 8 octobre. 

Visuel : ©Facebook de la Galerie Cinéma

Infos pratiques

Fondation Jérôme Seydoux – Pathé
Saguez & Partners
Megane Mahieu

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