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Xavier Gras, organisateur du « Bonheur est dans l’instant »

Xavier Gras, organisateur du « Bonheur est dans l’instant »

12 mars 2019 | PAR Jean-Marie Chamouard

Avec Gosia Warminska, et le Groupement Intensité présentent, Xavier Gras organise l’événement photographique Le Bonheur est dans l’instant. Alors qu’un 2eme meet up est prévu de 50 photographes venus de 11 pays avec 250 images du 15 au 17 mars sur le thème « A Touch of Kindness » (photo d’Elliot Murphy), il nous parle de ce projet qui mêle beauté, instagram et instinct.

Après le théâtre, les arts plastiques, pourquoi maintenant vous intéressez-vous particulièrement à la photographie ?
Je me suis toujours intéressé à la photographie d’abord argentique puis numérique puis en utilisant un smartphone mais là peut être s’agit il d’une nouvelle forme d’expression artistique que l’on pourrait qualifier de « smartophotographique ».

Pourquoi organiser une deuxième exposition de photographies ?
Cela correspond à un besoin pour les artistes photographes, d’exposer matériellement leurs œuvres et de rencontrer ainsi d’autres artistes. L’art ne doit plus être seulement académique et réservé à une élite mais il doit devenir accessible à tous. Cette évolution est facilitée par les réseaux sociaux et par Instagram en particulier. L’art doit créer du lien : c’est la raison d’être «du bonheur est dans l’insta(nt) ».

Monsieur Olivier Wahl anime un laboratoire d’exposition. Quel est son point de vue à ce sujet ?
Olivier adhère totalement à cette idée qui fait de l’art un moyen de créer du lien. Son laboratoire est un outil accompagnant les artistes dans leur travail de réflexion et de création. Je le remercie chaleureusement pour son aide ainsi que les membres du groupement Intensité.

Quel est le bilan de la première exposition survenue du 14 au 16 septembre 2018 ?
Ce fut un moment de bonheur intense, exposer et partager était un rêve pour les exposants. Cela a confirmé notre intuition. Pour beaucoup d’exposants il s’agissait d’une toute première expérience qui a été d’abord angoissante puis tellement gratifiante .Pour les exposants c’était un véritable enjeu. Il y a un besoin de sortir de l’anonymat d’Instagram et de vivre la réalité physique d’une exposition. Cette fois on reprend la même formule avec le même nombre de photographies et d’artistes. La moitié des exposants actuels étaient déjà présents en septembre.

Comment s’est fait la sélection des artistes exposants :
Il n’y a pas de comité de sélection. C’est un regard partagé: Gosia et moi avons contacté les auteurs des images qui nous avez touché et qui avait réalisé un travail artistique.

Pourquoi avoir choisi un parrain et pourquoi Elliott Murphy :
C’est un artiste complet. Il vit à paris depuis 1989. C’est un auteur compositeur interprète mais il est aussi écrivain et poète. Il donne pour son soixante-dixième anniversaire un concert au New Morning le 15 et 16 Mars Grace à ce célèbre parrain, j’espère sensibiliser son public à l’exposition et de décloisonner les expressions artistiques. Il viendra au vernissage le samedi 16 et il participera à « un breakfast talk » avec les artistes sur le thème de l’inspiration.

Une photo pour chaque exposant doit être inspirée par la chanson « A Touch of Kindness ». Pourquoi ce choix ?
C’est le choix d’Elliot Murphy car cette chanson a eu un grand succès et parler de gentillesse parait une heureuse initiative actuellement. Je souhaite ainsi ébaucher un lien entre la photographie, la musique et la poésie.

Quel est le rôle de Madame Gosia Warminska?
Elle est « copilote » et coordonne avec moi l’organisation de l’exposition. Je dois également remercier Bruce Brown, « designer » et graphiste anglais qui est chargé du catalogue.

Sur les cinquante exposants, 16 sont d’origine étrangère, dont 5 polonais. Que pensez-vous de cette aventure franco polonaise, sachant que vous êtes aussi allé récemment en Pologne ?
Il y a un attachement mutuel, historique et artistique entre les photographes polonais et français alors que les rencontres entre français et polonais ne sont pas si fréquentes. C’est une relation qui mérite d’être approfondie.

Vous prévoyez en septembre une version polonaise de l’exposition à Varsovie : parlez-moi un peu de ce projet.
L’exposition aura le même format et aura lieu dans le centre historique reconstruit de Varsovie. C’est un endroit magnifique et qui m’a beaucoup ému du fait du passé tragique de la ville. L’exposition coïncidera avec la commémoration du 170 ème de la mort de Chopin .Chopin a été enterré au Père Lachaise mais son cœur est resté à Varsovie ce qui nous donne un parrain évident. Lors de cette exposition à Varsovie nous pourrons accueillir tout particulièrement les artistes d’Europe centrale et orientale même si les exposants français ainsi que le public français sont cordialement invités.

visuel : affiche

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Jean-Marie Chamouard

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