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« Sites éternels », une exposition qui vise à préserver la mémoire des lieux et des hommes

« Sites éternels », une exposition qui vise à préserver la mémoire des lieux et des hommes

22 décembre 2016 | PAR Magali Sautreuil

Du 14 décembre 2016 au 9 janvier 2017, le Grand Palais présente l’exposition « Sites éternels, de Bâmiyân à Palmyre, voyage au cœur des sites du patrimoine universel ». Bien plus qu’une simple exposition, c’est une immersion au cœur de sites emblématiques du Proche-Orient, aujourd’hui inaccessibles, qui vous est proposée. Ne saurait-ce que pour revoir Palmyre, laissez-vous embarquer dans un périple riche en émotions !

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Affiche de l’exposition

Une exposition solennelle

Cette exposition ne brille certes pas par sa taille. Relativement petite, elle ne s’étend que sur trois salles en enfilade. Par contre, le contenu proposé est plutôt intéressant. Mêlant réalité virtuelle et témoignages matériels, l’exposition nous offre un éclairage différent sur certains sites archéologiques orientales. Sobrement présentée, elle met bien en exergue le patrimoine du Proche-Orient. Le visiteur peut ainsi découvrir avec émotion ce dernier, sur un fond musical à la fois doux et mélancolique.

La première et la dernière salle se répondent. Des textes blancs se détachent des cimaises violet foncé.

Prenez conscience de la fragilité de notre patrimoine

La première salle permet à la fois d’introduire l’exposition et de sensibiliser le public au patrimoine en danger. Un planisphère géant est projeté en hauteur. Des points lumineux matérialisent les sites archéologiques menacés dans le monde. En 2016, l’UNESCO en a recensés près de 814. À côté, on entend des bruits d’explosifs. Sur un petit écran, une vidéo nous montre la destruction volontaire des trois statues géantes de Bouddha de Bâmiyân en Afghanistan, par les Talibans, en mars 2001. Tirs d’artillerie et explosifs ont anéanti des siècles d’histoire en à peine 30 secondes, un choc pour la communauté mondiale. C’est à cette occasion que l’on a réellement pris conscience du péril encouru par le patrimoine dans les zones de conflit. C’est à cette occasion que l’on s’est rendu compte que ces témoins des plus brillantes civilisations, en plus de subir des dommages collatéraux, pouvaient également être pris sciemment pour cible, pour ce qu’ils sont et ce qu’ils représentent.

Sur le champ de bataille, la population est, bien sûr, également menacée. Mais il ne faut pas séparer l’humain de ces témoignages historiques. Le patrimoine culturel n’est en effet pas un tas de vieilleries passées, sans âme, bonnes à être rasées ou jetées à la poubelle. Le patrimoine raconte ce que nous sommes. Il constitue la mémoire d’un peuple. Il symbolise ses racines, ses fondations, fondations sur lesquelles il peut forger son identité et bâtir son avenir. Vouloir le détruire, c’est s’attaquer aux fondements de notre identité et nier l’existence même des peuples qui l’ont façonné et de leurs descendants.

Aucune culture, ni aucune civilisation, n’est certes à l’abri de la destruction. Dégradation et destruction font également partie intégrante de l’histoire de notre patrimoine. Cela ne signifie pas pour autant que nous devons rester les bras croisés et assister, impuissants, à la disparition des trésors de ce dernier et des nations qui les ont forgés. Davantage que de simples vestiges du passé, les sites historiques matérialisent aussi les liens qui existent entre les peuples et les pays. Le métissage de cultures différentes a pu engendrer de fabuleuses créations, comme nous le montre l’exposition.

Tout n’est pas perdu

Il existe cependant des solutions pour préserver la mémoire de ces lieux. Le « laboratoire des images », la troisième et dernière salle de l’exposition, vise en effet à expliquer les méthodes employées par les scientifiques depuis le XVIIème siècle jusqu’à aujourd’hui.

Voyageurs et artistes ont commencé par croquer tout ce qu’ils voyaient et nous ont offert une vision plus ou moins fantasmée des lieux qu’ils ont visités. Puis, avec le temps, les fouilleurs amateurs ont laissé place à des professionnels et les méthodes employées sont devenues plus rigoureuses. La pratique du dessin archéologique, qui permet d’effectuer les relevés, s’est codifiée. Les technologies et le matériel dont disposaient les équipes de fouille ont ensuite évolués. Photographies aériennes et reconstitutions 3D ont permis de grandes avancées.

Le développement du numérique et des modélisations 3D favorise non seulement la connaissance du patrimoine culturel mondial, mais permet aussi de sensibiliser les populations à sa protection ainsi qu’à la notion même de patrimoine.

La restauration in situ de ce dernier est parfois complexe car il faut également respecter l’histoire du site, sans chercher à privilégier une période ou une autre. Le numérique permet de résoudre ce type de dilemme sans fin.

La start-up française ICONEM, qui a collaboré à la réalisation de cette exposition, s’est d’ailleurs spécialisée dans la numérisation 3D des sites en danger. Créée en 2013, elle est composée d’une équipe pluridisciplinaire de neuf personnes (architectes, ingénieurs, informaticiens, graphistes 3D) à même d’intervenir en urgence pour documenter des sites et des monuments en péril dont elle souhaite préserver la mémoire. Dirigée par Yves Ubelmann, un architecte féru d’archéologie, elle peut également s’appuyer sur un réseau de scientifiques, d’ingénieurs, d’architectes et d’archéologues. À partir des milliers de photos pris par des drones, moyen peu coûteux et rapides pour réaliser des relevés précis, elle utilise la photogrammétrie 3D pour générer des reconstitutions 3D de grande qualité, constituant à la fois une nouvelle base de travail pour les chercheurs et offrant une nouvelle expérience de visite au public, ce que vous pourrez vérifier dans la salle centrale.

Une expérience de réalité augmentée, réalisée en collaboration avec Google, vous permet de reconstituer l’arc monumental du grand temple de Bel à Palmyre, un des plus importants monuments religieux orientaux du Ier siècle après J.C., à partir des ruines de ce dernier.

Vous pourrez également écouter des témoignages d’artistes et d’intellectuels du Moyen-Orient s’exprimant sur la question des destructions subies par le patrimoine dans le monde.

Revoir ce que nos yeux ne peuvent plus contempler

Au cœur de l’exposition, dans une grande salle rectangulaire, vous pourrez découvrir ou revoir quatre sites aujourd’hui inaccessibles, situés entre l’Iraq et la Syrie. Ces quatre sites emblématiques révèlent la richesse, mais aussi la fragilité du patrimoine, notamment dans les zones de conflit. Ils illustrent chacun une problématique différente.

À l’inverse des deux autres salles qui l’enserrent, les cimaises sont ici de couleur gris clair et les textes sont noirs. Chaque site est introduit par un texte de présentation, rédigé sur le pourtour d’une colonne. Piliers, bancs et vitrines forment un parcours sinueux. Ils matérialisent peut-être un site archéologique et ses vestiges.

Dans chacune des quatre vitrines qui jalonnent l’espace est exposé un objet issu des collections du musée du Louvre, en lien avec les sites présentés. À ces témoignages matériels sont associées des vidéos dans lesquelles apparaissent leurs doubles en 3D.

Celles-ci sont projetées sur des écrans géants à 360°, chaque pan de mur en étant recouvert. Elles sont le fruit de plusieurs années de recherche.

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Grande salle centrale © Magali Sautreuil

Quatre sites emblématiques

Vous pourrez contempler successivement les sites iraquien de Khorsabad et syriens de Palmyre, du Crac des chevaliers et de la Grande Mosquée de Damas, ainsi que leur évolution au fil des siècles. Vous tomberez sous leur charme et ne pourrez que déplorer les dommages que certains ont subis et la perte que cela représente pour l’humanité.

Le site qui incarne le mieux la perte d’un patrimoine culturel important pour l’humanité est sans aucun doute celui de Palmyre, la cité de la « reine » Zénobie, un des piliers de l’identité syrienne. Cet ancien relais caravanier du IIème millénaire avant J.C., inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1980, a été presqu’entièrement détruit en 2015, lors du siège du site par l’État islamique. Ont ainsi disparu d’importants monuments tels que les temples de Bêl et de Baalshamin, ainsi que des tours funéraires.

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À gauche, temple de Bel en 2014 et, à droite, en 2016 © AFP

Palmyre, « l’oasis des palmiers », a pourtant été une cité prospère, notamment à partir de son intégration à l’Empire romain, entre le Ier et le IIIème siècles après J.C. Située au Nord-Ouest du désert syrien, à la frontière des mondes méditerranéens et asiatiques, au croisement de plusieurs pistes caravanières, elle abritait les ruines d’un des plus grands foyers culturels et commerciaux du monde antique, carrefour de plusieurs civilisations. Plaque tournante du commerce entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie, elle possédait de nombreux comptoirs commerciaux. Des marchandises provenant des divers pays y transitaient : perles du Golfe, encens et indigo du Yémen, épices d’Inde, soieries de Chine… Ville cosmopolite par excellence, Palmyre a réussi à intégrer toutes ces influences à sa propre culture. Sur le relief funéraire en calcaire exposé représentant Taimé et sa femme Hadira (Palmyre, 1ère moitié du IIIème siècle, Paris, musée du Louvre), on peut voir ce cher Taimé porter un manteau romain et un pantalon parthe, tandis que sa femme arbore les habits traditionnels de Palmyre. Ce double portrait est un des chefs-d’œuvre de l’art palmyrénien, qui était justement réputé pour ses sculptures, notamment pour ses portraits réalistes ou idéalisés des défunts. Ce relief servait probablement à fermer un des loculi où reposait le couple défunt, dans une des tours funéraires de la cité. Ces tours servaient de tombeau collectif et pouvaient accueillir plusieurs centaines de défunts sur quatre ou cinq étages.

Le temple du dieu babylonien Bel, construit en 32 après J.C. et détruit le 30 août 2015 par Daech (acronyme arabe de l’État islamique), et celui du dieu phénicien des cieux Baalshamin, dispensateur de la pluie bienfaisante et de la fertilité, construit en 17 après J.C. et détruit le 23 août 2015 par Daech, étaient également autrefois un symbole de coexistence pacifique de plusieurs peuples et cultures différentes, leur architecture résultant de la synthèse de différentes canons architecturaux (gréco-romain, perse et proche-orientaux). Heureusement, les missions archéologiques passées et les nouvelles technologies nous permettent de conserver la mémoire de ces lieux.

Mais il est un autre site gravement menacé : la ville de Khorsabad, aussi connue sous le nom de « Dur-Sharrukin » (« la forteresse de Sargon »), au Nord de l’Iraq. Sargon II est un roi qui règne sur l’Assyrie entre 721 et 705 avant J.C. Ses conditions d’accès au trône, tout comme sa mort, demeurent quelque peu obscures. On ne sait pour quelles raisons il décide subitement abandonner Nimrud pour doter l’Empire néo-assyrien d’une nouvelle capitale qu’il baptise « Dur-Sharrukin », construite ex-nihilo à partir de 717 avant J.C., au Nord de l’Iraq. Dès le début de son règne, Sargon s’inscrit dans la rupture avec ses prédécesseurs. Ce projet colossal de 3 km2 n’a cependant jamais été achevé. En effet, en 705 avant J.C., Sargon périt sur le champ de bataille. Son cadavre demeure introuvable. Le roi ne peut donc recevoir des funérailles appropriées, ce qui est considéré comme une malédiction en Mésopotamie. Son fils, Sénnachérib, pensa alors que son père avait offensé les dieux et que la ville était maudite. Il déménagea la capitale de l’Empire à Ninive. Des archives assyriennes du VIIème siècle avant J.C. témoignent cependant de la présence d’un gouverneur dans la ville de Khorsabad. Redécouverte en 1842 par le vice-consul de France à Mossoul Paul-Émile Botta (1802-1870), les vestiges de la cité permirent l’inauguration, dès 1847, du musée assyrien du Louvre. Mais actuellement, le site est la proie des pilleurs. Le trafic de ces antiquités nuit à notre lecture du site. Privé de son contexte et de sa provenance, un vestige n’est plus un témoin du passé, mais un simple objet. C’est pour cela que la convention de l’UNESCO de 1970 interdit la circulation et le transfert de propriétés illicites des biens culturels. Depuis 2015, les pillages successifs du site ont conduit à la destruction de nombreux antiques, facilitée par la tendreté du matériau de construction, dont certains des taureaux androcéphales ailés, similaires à ceux exposés au musée du Louvre. En tout, une trentaine de paires de ces taureaux hauts de quatre mètres se trouvait dans la ville. Leur fonction était à la fois de soutenir les voûtes et de garder les passages. La statuette en bronze figurant un lion couché rugissant (Khorsabad, VIIIème siècle avant J.C., Paris, musée du Louvre), qui était fixé au sol à côté d’une porte du palais, avait probablement aussi cette fonction protectrice.

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Lion couché rugissant en bronze provenant de Khorasabad © Magali Sautreuil

Les deux autres sites syriens présentés sont encore plus ou moins préservés.

Le plus connu des deux est celui de la Grande Mosquée de Damas. La ville de Damas est l’un des trois paradis terrestres vanté dans la littérature arabe et sa Grande Mosquée, un des premiers chefs-d’œuvre de l’architecture islamique. Construite au cœur de la cité entre 705 et 715 après J.C., elle témoigne de la puissance de la dynastie omeyyade, la première à régner sur l’État islamique entre 600 et 749 après J.C. Elle demeure assez proche de son état originel, malgré les nombreux incendies qui l’ont ravagée. À l’intérieur, ses murs sont revêtus d’un placage de marbres en partie basse et de riches mosaïques de verre, colorées avec de l’or, de l’argent et de la nacre, qui représentent une végétation luxuriante.

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Mosaïque ornant la Grande Mosquée de Damas © Jielbe

Nul ne saurait interpréter avec certitude ces décors, faute de documentation. Cette alliance du marbre et de mosaïque à fond d’or se retrouve également dans de nombreux édifices religieux byzantins, comme les basiliques Sainte-Sophie de Constantinople (Actuelle ville d’Istanbul en Turquie) et Saint-Vital de Ravenne (Italie). La Grande Mosquée de Damas est donc le fruit de la collaboration avec des artisans byzantins chrétiens. Elle témoigne également des bouleversements qu’a connus la région depuis l’Antiquité. Construite sur un temple voué à Haddad érigé entre le Xème et le IXème siècle avant J.C., puis à Jupiter du temps de l’Empire romain, elle est ensuite transformée en église au IVème siècle avant de devenir une mosquée. Celle-ci abrite encore les reliques chrétiennes de saint Jean-Baptiste.

C’est d’ailleurs de cette présence chrétienne en Orient dont il est question avec le Crac des chevaliers. « Crac » ou « Krak » est un mot signifiant « forteresse ». Le site est aussi connu sous le nom de « Qalat al-Hosn », la « forteresse imprenable ».

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Reconstitution du Crac des chevaliers en Syrie © Magali Sautreuil

Construit au Nord de la trouée de Homs qui relie la Syrie au Liban en 1142, le château est d’abord le siège des chevaliers de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Né en Orient au début du XIIème siècle pour venir en aide aux pèlerins, les Hospitaliers deviennent assez rapidement un Ordre militaire chargé d’assurer la défense de Jérusalem et le maintien de la sécurité en Terre sainte. Le château s’inscrit alors dans un réseau de forteresses défensives. Après leur chute en 1271, le château passe aux mains des sultans Mamelouks, qui le transformèrent en lieu de résidence et l’agrémentèrent d’un hammam, d’une cour avec fontaine, d’une mosquée… Un bassin au nom du sultan al’-Adil II Ahmad ibn’ Umar at Dhaki al-Mawsili, en métal cuivreux incrusté d’argent et de pâte noire (1238-1240, Paris, musée du Louvre) nous permet de nous imaginer la vie de cette forteresse du temps des Mamelouks. À l’extérieur du bassin sont représentées des scènes de chasse et de combat, tandis qu’à l’intérieur sont figurées des activités plus culturelles comme la musique. Siège de la rébellion syrienne entre 2012 et 2014, le site a été bombardé à plusieurs reprises avant d’être repris par l’armée syrienne. Malgré cela, il fut plus ou moins épargné. Méditons un instant cette maxime que les Hospitaliers ont gravé dans la pierre : « Aie la richesse, aie la sagesse, mais garde-toi de l’orgueil qui souille tout ce qu’il approche. »

Conclusion

Cette exposition-dossier militante ne peut que vous interpeler. La force des images, la violence des destructions, le péril encouru par les habitants et ce qu’ils ont réalisé au fil des siècles, ne sauraient laisser quiconque indifférent. Prendre conscience de la vulnérabilité des êtres humains et de leurs réalisations, prendre conscience de la nécessité de les protéger, constitue un premier pas vers la construction d’une paix durable. Préserver la mémoire des peuples, c’est leur permettre d’asseoir et de bâtir leur avenir sur des fondations solides. Une cinquantaine de propositions a d’ailleurs été émise par le musée du Louvre sur la question du patrimoine en danger. En vous rendant à cette exposition, vous comprendrez qu’il est grand temps d’agir. Selon les données de l’ONU, en Syrie, 24 sites historiques ont été entièrement rasés et 300 autres endommagés ou pillés…

Informations techniques et pratiques

Titre : « Sites éternels, de Bâmiyân à Palmyre, voyage au cœur des sites du patrimoine universel »

Dates et horaires : Du 14 décembre 2016 au 9 janvier 2017, tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 20h, nocturne le mercredi jusqu’à 22h

Lieu : Grand Palais, galerie Sud-Est, porte H (en face du Petit Palais, côté Seine)

Prix : Entrée gratuite

Co-production de la RMN-Grand Palais, du musée du Louvre et de l’ICONEM, sous le haut patronage de l’UNESCO, avec l’autorisation de la Direction générale des Antiquités et des musées de Syrie et d’Iraq

Commissariat général : Jean-Luc Martinez, Président-directeur du musée du Louvre

Commissariat d’exposition : Yannick Lintz, Directrice du département des arts de l’Islam au musée du Louvre et Marielle Pic, Directrice des Antiquités orientales au musée du Louvre

Documentation scientifique : Thomas Sagory, musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye et responsable de la collection « Grands sites archéologiques »

Scénographie : Sylvain Roca et Nicolas Groult

Lumière : Gelatic

Graphisme : Dépli Studio Design

Musique : Olivier Lafuma

Réalisation audiovisuelle : Olivier Brunet

Production déléguée du film : Mardi8

Infos pratiques

Manufacture des Abbesses
Théâtre de l’Atalante
Bérénice Clerc
Comédienne, cantatrice et auteure des « Recettes Beauté » (YB ÉDITIONS), spécialisée en art contemporain, chanson française et musique classique.

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