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Réjouissante exposition « Vilaines Parisiennes » aux Folies Bergère

Réjouissante exposition « Vilaines Parisiennes » aux Folies Bergère

15 janvier 2018 | PAR Victoire Chabert

Avec l’exposition « Vilaines Parisiennes », qui se tennait du 13 au 14 janvier aux Folies Bergère, trois photographes questionnent le mythe de la parisienne.

Elles sont brunes, blondes, blanches, noires, souriantes, dynamiques et surtout sans stéréotype. Ce sont les femmes de la capitale, toutes Parisiennes, qu’elles soient de « souche », de cœur, de passage. Pour constituer sa première exposition, Ambre Blondeau souhaitait un lieu chargé d’Histoire comme Les Folies Bergère, qui représentent un endroit symbolique de la femme émancipée et de la femme forte. Avec Vilaines Parisiennes, la jeune commissaire d’exposition prend le contre-pied des supports photographiques que sont la publicité et les magazines. Ces derniers véhiculant majoritairement des images de femme élégante, charismatique et «parfaite». Elle présente ainsi ici, les travaux soigneusement sélectionnés de trois photographes, attachés à la culture urbaine, à la saisie de l’instant, de la rue, de la vie, au plus proche de sa réalité.

Mathilde de Marie Bouhiron

À travers ses portraits, Marie Bouhiron dépeint la nouvelle génération de parisiennes. Elle dévoile les doutes, les désirs, et les forces de ces jeunes femmes, bien au-delà des habituelles images stéréotypées. Les sourires, la bonne humeur, la vie, émanent des Parisiennes de Stéphanie Pfeiffer. Elles s’arrêtent, jouent le jeu et prennent la pause. Chaque cliché prend vie à travers le texte qui l’accompagne et capture la magie d’une rencontre éphémère. Quant à Kevin Doolan, lui, observe les Parisiennes avec un regard toujours neuf et émerveillé. Il capte l’instant décisif et nous raconte ces tranches de vie révélées.

Baya Stéphanie Pfeiffer

Abbesses Ink de Kevin Doolan Dans Vilaines Parisiennes, les trois photographes nous racontent chacun à leur manière leur histoire de la Parisienne, avec ou sans mot, en arrêtant le flot de la vie ou en le laissant s’agiter. Par leurs portraits bruts, anti-conventionnels, ils proposent une façon profondément humaine de considérer le monde et rappellent qu’à une époque où de moins en moins d’images donnent une représentation honnête de la vie réelle, le militantisme positif est plus essentiel que jamais.

Un Kiss Kiss Bank Bank a été lancé pour financer l’exposition jusqu’au 18 janvier.

Vilaines Parisiennes aux Folies Bergère. 32, rue Richer (IXe). Le 13 et 14 janvier 2018. Samedi de 11h à 18h et dimanche de 9h30 à 12h30. Entrée libre.

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Victoire Chabert

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