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Missing on a glassbox et les Habitants pour la suite des 30 ans de la Fondation Cartier

Missing on a glassbox et les Habitants pour la suite des 30 ans de la Fondation Cartier

31 octobre 2014 | PAR Yaël Hirsch

Concert de Patti Smith et John Cale la semaine dernière et nouveaux accrochages qui jouent avec le bâtiments de Jean Nouvel jusqu’en février prochain, la Fondation Cartier n’en finit pas de fêter ses 30 ans. Pour notre plus grand plaisir…

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Au rez-de-chaussée, avec Missing on a Glassbox, fidèle de la Fondation Cartier depuis le début, le cabinet d’architecture d’Elizabeth Diller & Ricardo Renfro joue très élégamment avec l’espace, donnant une impression de majesté et impliquant les visiteurs. Alors que les fameuses parois de verre du Bâtiment novateur de Jean Nouvelle sont gorgée d’eau pour donné une impression de buée (c’est tout l’art du blur building cher au cabinet), un petit sceau d’eau se déplace dans le grand espace de gauche, donnant une impression à la fois d’activité et de vide. Il se déplace avec une caméra pour enregistrer (et recevoir) des goutes d’eau projetées du haut du très haut plafond du bâtiment. Dans l’autre partie du rez-de-chaussée, un écran horizontale est posé à mois de 80 cm du sol et une série de confortables planches à roulettes sont mises à disposition pour que les visiteurs puissent d(allonger et regarder ce qu’enregistre la caméra du sceau. Le tout est assez majestueusement rythmé par une amplification du bruit des gouttes  qui tombent (partition sonore signée David Lang + Jody Elff). Un expérience à vivre en grand en grand enfant curieux d’habiter l’espace…

Au sous-sol, c’est justement sous les titre Les habitants (qui est aussi un film  de Artavaz Pelechian et qui résonne avec une performance donnée par Patti Smith et David Lynch à la Fondation en 2011) que l’artiste argentin Guillermo Kuitca déploie une célébration du trentenaire aussi cinématographiques qu’élégante. C’est depuis des chaises longues ou liseuses cosy en cuir et qui découpent l’espace que le spectateur est mis sur la piste d’une relation entre des oeuvres de Kuitca, mais aussi Francis Bacon, David Lynch (dont le magnifique « Well, I can’t dream, canI I?…), Vija Celmins et Tarsila Do Amaral. Un noir et blanc velouté et réflexif dans lequel on aime se glisser pour « habiter » le sous-sol sombre et magique de la Fondation….

visuel : Vue de l’exposition – Ballade pour une boîte de verre Diller Scofidio+Renfro en collaboration avec David Lang et Jody Elff (c) Fondation Cartier

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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