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[Live Report] Les Rencontres Photographiques d’Arles, riches en diversité

[Live Report] Les Rencontres Photographiques d’Arles, riches en diversité

10 août 2013 | PAR Louise Faucheux

Après une première journée de visite à Arles à l’occasion des Rencontres Photographiques, principalement au Parc des ateliers et à l’Espace Van Gogh, nous y sommes retournés pour voir les expositions se trouvant au centre de la ville, au gré de la promenade. Les expositions continuent jusqu’au 22 septembre.

Si les murs de la ville sont souvent plein d’images, les vitrines des commerçants le sont aussi, quelle que soit leur spécialité. Afin de profiter au mieux de l’ambiance de la ville et d’observer tout ce qui a été mis en place pour l’événement, nous arpentons les rues en nous laissant guider par les panneaux indiquant les expositions.

Un grand nombre d’entre elles présentent un double intérêt, pour le lieu que l’on peut découvrir à l’occasion, et pour les oeuvres qui y sont montrées. Place de la République, au Palais de l’Archevêché nous pouvons admirer les photographies amateures collectées durant des années par le néerlandais Erik Kessels. Avec une installation impressionnante de dizaines de milliers de clichés se déversant d’un niveau sur l’autre, il rend hommage aux photographies familiales qui sont délaissées pour les défauts qu’elles présentent, alors que c’est justement ce qui leur donne une spontanéité et un caractère particulier. Dans les bâtiments qui jouxtent le Palais, autour du cloître, se trouvent plusieurs expositions dont celle de Stéphane Couturier et Frédéric Nauczyciel sur le festival d’Avignon, ou celle de Cristina de Middel qui a réalisé une série autour du rêve de la Zambie d’envoyer le premier Africain sur la lune. Elle permettent de profiter de la fraîcheur des lieux tout en admirant son architecture, malgré les échafaudages qui s’y trouvent en ce moment.

Quelques rues plus loin, à l’Eglise des Frères Prêcheurs, sont exposées les oeuvres du chilien Alfredo Jaar. Dans une obscurité illuminée par des néons, son travail très engagé se veut une remise en question des informations véhiculées par la presse et de l’objectivité photographique. Il insiste en particulier sur la façon dont les médias occidentaux évoquent les conflits qui agitent le Tiers Monde.

Longer le quai Max Dormoy, dont nous avons une vue prenante sur le Rhône, nous mène à la Chapelle du Méjan où se trouve le travail de Giuseppe Penone. Intéressant du point de vue architectural, le lieu a été bien choisi pour présenter les oeuvres de l’artiste italien. Proche de l’Arte Povera, il s’attache beaucoup à la relation entre la nature et la culture.

Nous retraversons la ville afin de nous rendre à l’église Saint-Blaise et au couvent Saint Césaire. Au 9 rue du docteur Fanton se trouve Soleileïs, un glacier artisanal qui ravira le palais de ceux qui désirent faire une petite pause gourmande rafraîchissante.

Dans l’église Saint-Blaise sont présentés les polaroids de Hiroshi Sugimoto, tout en nuances colorées, commande d’Hermès pour illustrer huit carrés de soie. L’artiste s’est servi d’un prisme, lui-même exposé, pour fixer les teintes de l’aube. Au couvent Saint-Césaire, les photographies de mode de Viviane Sassen s’affranchissent des règles du genre jusqu’à le dépasser.

Après cette journée très enrichissante, nous nous arrêtons dans les boutiques souvenirs officielles de l’événement, ainsi qu’à Harmonia Mundi (5 rue du Président Wilson) et à la librairie Actes Sud (5 rue Balze) qui présentent une très grande variété d’ouvrages sur la photographie. 

www.rencontres-arles.com

Visuels (c) : Louise Faucheux

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Louise Faucheux

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