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L’écoute flottante de Philip Venables au Festival d’Automne

L’écoute flottante de Philip Venables au Festival d’Automne

11 octobre 2021 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le compositeur britannique dont le Festival d’Automne dresse le portrait occupe de ses 42 enceintes la sublime église Saint-Eustache jusqu’au 16 octobre. En entrée libre de 14 h 30 à 17 h 30.

Vous commencez par déambuler. Erreur. Il faut s’asseoir, impérativement. Face à l’autel, le long du grand orgue ou en tête à tête avec une vierge… Vous avez le choix. Il faut se poser et se laisser volontiers porter, en trifouillant votre téléphone pourquoi pas. Partout, le son est là, il devient naturel, il entre.

On entend une note de piano, on apprend que c’est le fa 4, la note qui revient le plus dans le Prélude en ré mineur de Jean-Sébastien Bach. Ce morceau, écrit Philip Venables, est le seul qu’il peut jouer sans partition, comme ça.

Puis la mélodie arrive par surprise quand on ne l’attend plus, alors que les murmures, les souffles et la voix prenaient le pas

Les hauts-parleurs disparaissent totalement dans l’immensité de l’église. Philip Venables écrit dans la feuille de salle disponible à l’entrée : « Toute composition naît d’une musique existante. Ce rituel me permet de me concentrer, d’évacuer mes pensées, de vider ma tête, de stimuler ma créativité. »

C’est donc une expérience assez singulière qui nous est proposée, celle d’être dans la tête du créateur (du Créateur ?). À vous de voir ! Il y a une mention rigolote à l’entrée du lieu de culte : « En raison d’activités religieuses imprévisibles, le Festival d’Automne est contraint de modifier les dates et horaires de l’installation Venables Plays Bach dans l’église Saint-Eustache. »

Ce qui est prévisible, en revanche, c’est que vous ne resterez pas de marbre en vous laissant porter par cette boucle enivrante de trente minutes !

 

Jusqu’au 16 octobre, entrée libre de 14 h 30 à 17 h 30.

Visuel : ©Louis Robiche

 

 

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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