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« Le printemps de la Renaissance : La sculpture et les arts à Florence, 1400-1460 » au Musée de Louvre

« Le printemps de la Renaissance : La sculpture et les arts à Florence, 1400-1460 » au Musée de Louvre

25 septembre 2013 | PAR Christophe Dard

Le Musée du Louvre nous emmène dans la Florence du XVè siècle, véritable berceau de la Renaissance, à travers une exposition où l’on croise des statues imposantes, des pièces de bronze et de marbre ou bien encore des maquettes.


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Pour la plupart d’entre nous, la Renaissance trouve ses origines en Italie mais elle est souvent associée à Michel-Ange, Titien ou Leonard de Vinci, des artistes du XVIè siècle. Pourtant, dès les premières lueurs du XVè siècle (appelé le Quattrocento), la Renaissance est déjà bien installée en Italie et plus précisément à Florence.

L’exposition nous invite à découvrir les œuvres symboliques de la richesse artistique et culturelle de cette cité, du XIIIè siècle aux années 1450. Sculptures, peintures, dessins, manuscrits ou encore pièces d’orfèvrerie, 140 œuvres sont présentées et réparties en 10 sections. Certaines pièces sont exceptionnellement prêtées par les musées et les églises de Florence et de Toscane mais aussi du monde entier (Berlin, Washington…). Ces oeuvres rendent hommage à une cité, modèle politique mais aussi économique, dans laquelle l’humanisme se conjugue à la chrétienté.

Florence à l’aube de la Renaissance

Dés 1400, la cité toscane est le théâtre d’une évolution artistique d’abord symbolisée par les bouleversements architecturaux. La Cathédrale, le Campanile et une Eglise connaissent alors des chantiers importants. On peut même dater le début de ce bouillonnement. Filippo Brunelleschi, l’auteur plus tard de la coupole de la cathédrale, et Lorenzo Ghiberti, s’affrontent pour réaliser deux reliefs du Sacrifice d’Isaac pour un baptistère, un concours finalement remporté par Ghiberti.
Puis progressivement de nouvelles modes apparaissent. Les monuments équestres à la gloire des condottieri (chefs de guerre) et les angelots (les spiritelli), hérités de l’Antiquité, se multiplient. La sculpture se développe à travers des reliefs et les lieux publics (hôpitaux, confréries…) accueillent des pièces importantes. Donatello est sans aucun doute le fer de lance de cette riche production. Et grâce aux théories de la perspective, de nombreux peintres se servent de la sculpture pour leurs tableaux.
La richesse financière de Florence conjuguée à cet essor artistique contribuent même à créer un véritable marché de l’art. Le mécénat privé apparaît et la dynastie Médicis, qui fera les beaux jours de Florence dans la seconde moitié du XVè siècle, est déjà là. De fait, on voit émerger des portraits privés en buste de celles et ceux qui protègent et financent les artistes.

visuels (c) Christophe Dard
-547 : Donatello, Saint Louis de Toulouse, 1422-1425, bronze doré.
-549 : Lorenzo Ghiberti, Saint Matthieu, 1419-1422, bronze, argent et traces de dorure.
-552 : Donatello, Tête de cheval, vers 1455, bronze.
-553 : Andrea del Castagno, fresque.
-556 : Luca della Robbia, La Vierge et l’Enfant, 1450-1460, terre cuite émaillée.

Infos pratiques

Théâtre de la Mackellerie
Galerie Polka
Musée du Louvre

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