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La dynastie Brueghel à la Pinacothèque de Paris : la peinture est une affaire de famille

La dynastie Brueghel à la Pinacothèque de Paris : la peinture est une affaire de famille

25 novembre 2013 | PAR Christophe Dard

Le musée parisien expose les œuvres de la famille Brueghel, qui a révolutionné l’art flamand entre les XVIe et XVIIIe siècles avec de nouvelles représentations de la société et essentiellement des paysages et des scènes de la vie quotidienne.

 

 

Dans le cadre de son exposition en trois volets « Les peintres témoins de leur temps », la Pinacothèque de Paris propose de découvrir ou redécouvrir jusqu’en mars 2014 trois artistes aussi différents que leur époque, et pour commencer dans l’ordre chronologique : la dynastie Brueghel.

Le terme de dynastie est loin d’être galvaudé, car entre les années 1550 et 1700 se sont succédé des peintres flamands issus de la même famille. Le plus célèbre est Pietr Brueghel l’Ancien (1520/1525-1569). Puis ses deux fils, Pietr Brueghel le Jeune (1564-1637/1638) et Jan Brueghel l’Ancien (1568-1625), ont perpétué l’héritage paternel avant que Jan Brueghel le Jeune (1601-1678) marque la fin progressive de cette dynastie qui a dominé la peinture flamande pendant plusieurs décennies.

De nouveaux genres picturaux

Alors que la Flandre est en plein essor économique au XVIe siècle, Brueghel l’Ancien, formé par son beau-père mais influencé par Jérôme Bosch, va délaisser les sujets religieux et se tourner vers des représentations nouvelles, ce qui contraste alors fortement avec les œuvres de la Renaissance italienne.

Il privilégie les paysages, en particulier ceux d’hiver, mais aussi des œuvres où les classes sociales modestes travaillent dans les champs ou participent à des mariages et à des fêtes champêtres. Cette représentation réaliste se perpétue chez les fils de l’artiste et montre parfois les travers et l’aspect pathétique de certaines situations, comme des paysans qui se battent pour une partie de carte.

Enfin, au XVIIe siècle, les Brueghel vont se tourner vers l’art floral, symbole de la vanité. Les bouquets de fleurs symbolisent une vie éphémère et l’imminence de la mort. Cependant, malgré cette révolution artistique majeure, la religion tient son rang dans de nombreux tableaux, car elle reste le socle de la société flamande et conserve une importance pédagogique, comme vous le verrez notamment dans L’histoire d’Adam et Ève.

Visuels : ©

Pieter Brueghel le Jeune, Danse de mariage en extérieur, c. 1610, huile sur bois 74,2 x 94 cm, collection privée, États-Unis

Ambrosius Brueghel, Nature morte aux fleurs, 1660-1665, huile sur bois 12,5 x 26,5 cm, collection privée, Vermont

Jan Brueghel l’Ancien et Pieter Paul Rubens, Paysans se battant à propos d’une partie de cartes, c. 1615-1618, huile sur bois 94 x 124 cm, collection privée, Luxembourg

Pieter Brueghel l’Ancien, La Résurrection, c. 1563, huile sur bois 107 x 73,8 cm, collection privée, Belgique

En une : Pieter Brueghel le Jeune, Le Piège à oiseaux,1605, huile sur bois 50,5 x 61 cm, collection Torsten Kreuger, Genève

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Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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